Propos obscènes, harcèlement sexuel sur des lycéennes: un prof devant la justice

"Pour moi, il faut une taille XL"

Propos obscènes, harcèlement sexuel sur des lycéennes: un prof devant la justice

Publié le :

Lundi 02 Juillet 2018 - 11:42

Mise à jour :

Lundi 02 Juillet 2018 - 11:51
La semaine dernière, un enseignant a dû répondre au tribunal de ses propos obscènes et de ses allusions salaces dans le cadre de son travail, après la plainte de deux lycéennes. Le professeur d'histoire-géographie et de français a admis une "posture inappropriée".
© LOIC VENANCE / AFP/Archives
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La rédaction de France-Soir

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L'enseignant le reconnaît lui-même, il a dépassé les bornes. Le journal local Le Progrès rapporte samedi 30 le procès d'un professeur d'histoire-géographie et de français poursuivi pour corruption de mineur et harcèlement sexuel. Le prof était en effet amateur de propos grivois en cours et n'hésitait pas au passage à faire quelques propositions à certaines de ses élèves.

Les faits remontent à 2016 lorsque l'homme, 39 ans à l'époque, enseigne au lycée professionnel du Haut Forez à Verrières-en-Forez (Loire). Deux élèves de secondes décident de porter plainte contre leur enseignant ne supportant plus les propos vulgaires qu'il leur tient régulièrement, et son comportement général.

A la barre, quelques exemples sont évoqués: l'évocation de la taille des préservatifs qu'il utilise ("pour moi, il faut une taille XL"), des propos salaces et un le dessin au tableau d'un pénis. Plus embarrassant, les deux lycéennes évoquent des propositions explicites à leur encontre comme le jour où il leur propose de les ramener chez elle: "S'il se passe quelque chose dans la voiture, vous serez consentantes".

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Le prévenu reconnaît les faits, et fait amende honorable. "J’ai eu une posture totalement inappropriée. Je suis désolé, je n’avais aucune intention de passer à l’acte" assure l'accusé qui explique son comportement par une grave maladie durant son enfance et son adolescence, et la stérilité dont il souffre.

Le procureur de la République a d'ailleurs admis que si l'enseignant "est quelqu'un qui n'a pas de filtre", il n'est pas "dans une dynamique pédophile". Il a requis un an de prison avec sursis et trois ans de mise à l'épreuve. Verdict mi-juillet.

L'enseignant, dont le casier judiciaire est vierge, est toujours professeur mais a changé d'établissement. Il exerce toujours dans la Loire dans des classes composée très majoritairement de garçons.

Le professeur a reconnu ses propos et le harcèlement sexuel.

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