Proviseur blessé à Paris: la victime relativise les faits

Pas une "agression"

Proviseur blessé à Paris: la victime relativise les faits

Publié le :

Samedi 02 Avril 2016 - 13:07

Mise à jour :

Samedi 02 Avril 2016 - 13:16
Le proviseur du lycée Paul-Bert (XIVe arrondissement) a été légèrement blessé vendredi 1er alors qu'il tentait d'empêcher un groupe de jeunes de bloquer son établissement. Il a par la suite minimisé la gravité des faits, expliquant qu'il n'avait pas été visé par une tentative d'agression.
©Eric Feferberg/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Vendredi 1er, le rectorat de Paris déclarait que le proviseur du lycée Paul-Bert (XIVe arrondissement) avait été blessé dans une altercation avec une bande de jeunes cagoulés venus bloquer les accès au lycée. Des faits qui avaient provoqué des réactions indignées.

Le recteur de l'Académie François Weil avait fait part de sa "consternation" face à une "violence inacceptable". La député (LR) de l'Essone et candidate à la primaire de la droite Nathalie Kosciusko Morizet avait affirmé son soutien au proviseur "agressé pour avoir refusé le blocus de son établissement".

Mais la victime elle-même est venue relativiser la violence des faits. Au micro de France Télévisions, le proviseur du lycée Paul-Bert a confirmé qu'il avait bien reçu un coup, mais pour lui il ne s'agit pas d'une "agression""Ce n'est pas ma personne qui était visée".

Il raconte que sur les "quatre individus masqués, cagoulés, avec des lunettes de soleil qui sont venus avec des chaînes et des cadenas pour essayer de condamner toutes les portes", deux sont partis en courant en le voyant arrivé.

"Les deux autres étaient donc à leur besogne. Je me suis donc approché d'eux les mains dans les poches pour montrer que je n'avais pas du tout l'intention d'en découdre. L'un s'est sauvé en courant. A l'autre, j'ai dit : +Vous enlevez votre masque, vous démontez tout ça, de toute façon les cours auront lieu+ (...). J'ai attrapé la lanière de son cartable. Quand il a vu que ça l'empêchait de partir, il m'a donné un grand coup de coude et puis voilà, il m'a cassé une dent", relate-t-il. Une plainte devrait cependant être déposée.

"C'est un mouvement qui échappe aux organisations lycéennes", s'inquiète cependant le chef d'établissement. Les manifestations contre la loi Travail ces dernières semaines ont connu plusieurs débordements. La vidéo montrant des violences policières à l'égard d'un lycéen a notamment attisé la colère de certains jeunes.

 

Le proviseur a eu une dent cassée alors que l'un des jeunes concernés tentait de prendre la fuite (image d'illustration).

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