Pyrénées-Atlantiques: le diocèse veut "accompagner" les homosexuels, SOS Homophobie s'indigne

Pyrénées-Atlantiques: le diocèse veut "accompagner" les homosexuels, SOS Homophobie s'indigne

Publié le :

Mercredi 28 Février 2018 - 11:06

Mise à jour :

Mercredi 28 Février 2018 - 11:18
© ANDREI PUNGOVSCHI / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Le diocèse organise début mars à Bayonne et Pau dans les Pyrénées-Atlantiques des réunions "d'accompagnement des personnes homosexuelles". Un scandale pour les associations locales de défense des droits des personnes LGBT mais aussi pour SOS Homophobie qui demande à la Conférence des évêques de France d'agir.

Les 7 et 8 mars prochains, le diocèse de Bayonne-Lescar et Oloron organisent à Bayonne et Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, des rencontres sur "l'accompagnement des personnes homosexuelles" dispensées par l'abbé Louis-Marie Guitton, aumônier de l'association "Courage".

Dès l'annonce de cet "événement", les associations locales de défense des droits des personnes LGBT ont condamné cette initiative qui revient selon elles à considérer l'homosexualité "comme une déviance qu'il conviendrait de corriger", selon un communiqué relayé par Sud-Ouest.

L'association nationale SOS Homophobie s'est jointe au mouvement d'indignation. Et a également souligné dans son propre communiqué diffusé sur son site Internet que l'association "Courage" n'en est pas à sa première polémique.

"L’association Courage, partenaire de cette réunion, fait l’objet de plusieurs plaintes aux Etats-Unis où elle organise des thérapies de guérison de l’homosexualité", est-il ainsi expliqué.

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Outre le caractère scandaleux de pareilles "réunions", SOS Homophobie met en avant le danger qu'elles représentent: "Loin d’aider et de soutenir les personnes LGBT, ce type de réunion peut créer chez elles un sentiment de culpabilité relatif à leur orientation sexuelle ou à leur identité de genre. Elles peuvent entraîner une diminution de l’estime de soi, l’isolement de la personne concernée et peut donner lieu à des tentatives de suicide".

L'association SOS Homophobie tient la Conférence des évêques de France pour responsable et l'enjoint à agir contre l'organisation de ce type de réunions.

En France, chaque année plus de 10.000 personnes en viennent à se donner la mort. Ce qui représente 2% des décès. Parmi eux se trouvent de nombreuses personnes LGBT. En effet, le risque de suicide est 2 à 7 fois plus élevé chez les homosexuels ou bisexuels, que chez les hétérosexuels.

Des réunions pour "accompagner les personnes homosexuelles" ont provoqué un scandale parmi les associations de défense des droits des personnes LGBT.


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