Royaume-Uni: un pédophile de 60 ans échappe à la prison à cause d'un mal de dos chronique

Justice

Royaume-Uni: un pédophile de 60 ans échappe à la prison à cause d'un mal de dos chronique

Publié le :

Mercredi 15 Novembre 2017 - 11:44

Mise à jour :

Mercredi 15 Novembre 2017 - 12:02
Un homme condamné en Angleterre pour des agressions sexuelles contre des mineurs dans les années 70 va échapper à la prison. En effet, son mal de dos chronique est incompatible avec l'emprisonnement.
© LOIC VENANCE / AFP/Archives
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

L'affaire fait grand bruit au Royaume-Uni où la presse présente l'individu comme pédophile. John Chappel, 60 ans, a été condamné par le tribunal de Plymouth pour avoir agressé sexuellement des jeunes filles, dont deux âgés de 14 ans, dans les années 70, alors que lui-même était mineur rapporte The Telegraph. L'homme a reconnu les faits et a d'ailleurs plaidé coupable.

Il a également admis avoir incité une de ces filles à commettre un "acte indécent" - et, enfin, a plaidé coupable pour une infraction similaire à l'égard d'une troisième jeune fille quelques années plus tard. Des faits pour lequel il avait été condamné en 1977 à 300 livres d'amendes.

Toutefois, le prévenu échappera à la prison en raison d'un mal de dos chronique qui le fait "atrocement souffrir". "Une peine de prison pourrait créer un grand inconfort" a précisé le juge anglais, avant d'ajouter qu'une "peine de prison devait servir à punir, et non pas à assouvir un esprit de revanche". Le magistrat a également précisé que John Chappel ne s'était livré à aucune infraction à la loi depuis les faits qui lui était reproché et qu'il avait "travaillé dur tout au long de sa vie".  

Jason Beal, avocat du prévenu, a souligné de son côté que son client avait "honte de son comportement" et qu'il avait écrit des lettres aux victimes pour s'excuser.

Le juge a averti Chappell que si les infractions qui lui étaient reprochés avaient été commises après 2003, lorsque la loi concernant les abus sexuels contre des mineurs a changé, elles auraient été passibles de plus lourdes peines d'emprisonnement.

Une "peine de prison devait servir à punir, et non pas à assouvir un esprit de revanche" a précisé le magistrat.

Commentaires

-