Rueil-Malmaison: un couple d'homosexuels agressé verbalement au Carrefour

Rueil-Malmaison: un couple d'homosexuels agressé verbalement au Carrefour

Publié le :

Mardi 06 Mars 2018 - 16:53

Mise à jour :

Mardi 06 Mars 2018 - 16:56
Deux hommes ont été insultés et menacés de mort samedi dans un supermarché à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, par une autre cliente. Pour l'unique raison qu'ils sont homosexuels.
© THOMAS SAMSON / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Ils faisaient leurs courses avec quiétude dans un Carrefour Market de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) samedi 3 puis ils ont verbalement été agressés lors de leur passage en caisse. La cause de ce déferlement de haine? Laurent et son compagnon sont homosexuels.

Une jeune femme âgée d'une vingtaine d'années les aurait interpellés, insultés "en arabe" et menacés de mort. "Sales pédés, tarlouzes, pédales, des mecs comme vous, en Algérie, on les égorge", a fait savoir Laurent sur son compte Facebook. L'agresseur aurait même fait mine d’appeler une connaissance pour "dénoncer" le couple et lui dire qu’il fallait "les buter".

Les autres clients et les employés du supermarché n’auraient absolument pas réagi, le vigile aurait même intimé au couple de partir sans faire de scandale. "Le vigile qui tout de même représente une enseigne de renom a tout bonnement cautionné les propos homophobes et les menaces de mort. On ne peut pas tenir ce genre de propos et menaces devant témoins, impunément. C'est intolérable. Personne n'a bougé, sinon baisser la tête...", explique Laurent.

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L'incident est repris par la presse nationale suite au témoignage de la victime à France Bleu Paris. L'occasion pour la fachosphère de se déchaîner sur le sujet, notamment contre le traitement médiatique qui en est fait et qui serait "biaisé" selon cette dernière. En cause? Le fait pour certains médias de ne pas préciser "en Algérie" comme dans la citation originale. Ce qui d'ailleurs n'est le cas que pour quelques titres, la grande majorité reprenant les propos de la victime dans leur ensemble.

Du côté de Carrefour, le service presse joint par France-Soir, confirme l'altercation et précise que "le client a été reçu dimanche par un membre de la direction du magasin". "Une enquête a été diligentée", souligne l'enseigne qui n'était pas en mesure de dire ce mardi en début d'après-midi si le vigile mise en cause avait été ou non suspendu. Et de conclure: "Nous condamnons très fermement ces faits qui sont contraires aux valeurs de notre entreprise et présentons de nouveau nos excuses au client".

Les autres clients et les employés du supermarché n’auraient absolument pas réagi.


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