Seine-Saint-Denis: un homme de 54 ans, séropositif, jugé pour avoir volontairement contaminé sa compagne

Seine-Saint-Denis: un homme de 54 ans, séropositif, jugé pour avoir volontairement contaminé sa compagne

Publié le :

Lundi 16 Octobre 2017 - 08:11

Mise à jour :

Lundi 16 Octobre 2017 - 08:13
©Petillot/Sipa
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Le tribunal de Bobigny va juger, mardi et mercredi, un homme atteint du VIH qui a caché sa contamination à son épouse. Celle-ci a contracté le virus du sida. Le prévenu encoure 15 ans de prison.

C'est une histoire sordide que vont juger les assises de Seine-Saint-Denis mardi 17 et mercredi 18. Un homme de 54 ans atteint du virus du sida est accusé d’avoir sciemment contaminé sa compagne, avec laquelle il a eu deux enfants, et de lui avoir caché sa maladie pendant 5 ans.

Ce Français d’origine congolaise comparait jugé à Bobigny pour avoir, à Saint-Ouen entre 2005 et 2010, "volontairement administré des substances nuisibles ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente" de sa compagne, née en 1980. Cette dernière a découvert en octobre 2009 sa séropositivité. Les deux enfants du couple, nés en 2005 et 2007, étant séronégatif, il est probable qu’elle ait été infectée entre 2007 et 2009.

Son conjoint lui avoue finalement être infecté par le virus du sida. En fouillant dans les affaires de ce dernier, la victime va découvrir un certificat médical, établi en 1996, et attestant de sa séropositivité. Le couple va finalement se séparer en 2010 dans des conditions difficiles. La femme se résout alors à déposer plainte ce qui entraîne l'ouverture d'une information judiciaire en 2011.

"Aujourd’hui, ma cliente n’est plus la même femme. Tout a changé dans sa vie. Comme elle est malade, elle ne peut plus travailler. Surtout, elle est dans un état de stress continuel car elle a peur de contaminer ses enfant", a fait savoir l'avocate de la plaignante à 20 Minutes. Et d'ajouter: "Dès qu’ils ont un bobo, c’est la panique. Ses médicaments sont cachés au fond de l’armoire. Elle porte des manches longues pour dissimuler les boutons qu’elle a sur l’avant-bras".

Le prévenu, dont l'origine de la contamination par le VIH n'a pas pu être clairement établie, encoure quinze ans de prison ferme. Dans une affaire similaire, jugé en décembre 2016, un homme avait été condamné à 12 ans de prison par les Assises de Nîmes.

Le prévenu encoure quinze ans de prison ferme pour avoir volontairement contaminé sa compagne.


Commentaires

-