Sentinelle: un militaire se suicide avec son Famas dans les locaux de la Marine nationale

Sentinelle: un militaire se suicide avec son Famas dans les locaux de la Marine nationale

Publié le 26/08/2017 à 17:06 - Mise à jour à 17:11
© JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Un militaire membre du 1er Régiment de tirailleurs, affecté à l’opération Sentinelle, s’est donné la mort vendredi à Paris, dans les locaux de la Marine nationale. Il s’est tiré une balle dans la tête avec son fusil. Un drame qui intervient alors que les critiques envers l’opération, et notamment les conditions de vie des soldats, se font de plus en plus nombreuses.

Avec son fusil et dans les locaux de l’armée. Un jeune militaire déployé dans le cadre de l’opération Sentinelle s’est suicidé vendredi 25 au soir, rapporte Le Parisien. L’homme âgé de 26 ans aurait retourné son fusil d’assaut Famas- arme habituelle des fantassins français- contre sa tête avant de tirer. L’incident est survenu dans les locaux de la Marine Nationale, rue Saint-Dominique, dans le VIIe arrondissement de Paris.

Le militaire était seul dans sa chambre lorsqu’il a commis l’irréparable. Ses compagnons d’armes auraient tenté de le réanimer, sans succès. Toujours selon le quotidien, la victime, dont-on ignorait encore ce samedi 26 le nom ou le grade, appartenait au 1er RTir (Régiment de tirailleurs), une unité d’infanterie blindée spécialisée dans "le combat de haute intensité".

L’officier en charge a autorisé les policiers à procéder aux premières constatations, mais ce sont les gendarmes -compétents en la matière en tant que militaires- qui se sont vus confier l’enquête.

Il est encore bien trop tôt pour conjecturer sur les raisons du geste de ce jeune homme, dont on ignore notamment s’il trouve sa source dans des problèmes personnels ou professionnels. Il intervient cependant dans un contexte particulier, l’opération Sentinelle étant de plus en plus critiquée. Inadaptée pour certains, elles offriraient d’avantage de cibles que de protection pour d’autres, au regard des attaques terroristes régulièrement perpétrées contre les soldats français en patrouille depuis 2015.

Tragique coïncidence, le drame survient alors qu’un collectif de femmes de militaires manifestait ce samedi à Paris pour dénoncer les conditions de travail de leurs époux au sein de Sentinelle. Contrairement à eux, elles ne sont pas soumises au devoir de réserve. La manifestation était organisée devant l’hôtel des Invalides, à quelques centaines de mêtres des locaux de la Marine nationale.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie.

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