Sevran: le propriétaire du café "interdit" aux femmes veut porter plainte contre France Télévisions

Sevran: le propriétaire du café "interdit" aux femmes veut porter plainte contre France Télévisions

Publié le 13/03/2017 à 11:24 - Mise à jour à 16:00
©Capture d'écran Google Maps
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Lors de la diffusion de "Complément d'enquête" sur France 2 le 9 février, un débit de boissons de Sevran, le "Jockey Club" était présenté comme hostile aux femmes. Une accusation qui a suscité la polémique et qui pourrait se finir par une plainte.

Le reportage avait fait beaucoup parler… et la polémique qu'il avait suscité, tout autant. Amar Salhi, le patron du bar PMU le Jockey Club à Sevran, en Seine-Saint-Denis, a annoncé son intention de porter plainte contre France Télévisions. C'est du moins ce qu'il a confirmé à France Bleu.

La cause? Le reportage diffusé sur France 2 dans Complément d'enquête le 9 février où une caméra cachée prise dans son établissement le décrivait comme un débit de boisson hostile à la gente féminine, et où ces dernières étaient de facto "bannies". Une image que dément formellement son propriétaire qui dénonce une diffamation et même une provocation à la haine raciale.

D'autant que le reportage de France 2 a créé la polémique pas uniquement chez les concernés. Le Bondy Blog, un média centré sur les questions agitant les banlieues a réalisé une contre-enquête. Il y est décrit un établissement où les femmes ont toute leur place, et où si la majorité de la clientèle est masculine il y a aussi des habituées qui ne souffrent pas de la moindre discrimination.

Le patron du bar,Amar Salhi, évoque, à propos de cette suspicion, d'une "blessure, une souffrance, parce que je suis, parce que nous sommes à des années lumières de cette image qui a été donnée de nous, de moi". De plus, dans l'article du Bondy Blog où il prend la parole, il explique que le chiffre d'affaire de son commerce à baisser de "10 à 15%" depuis la diffusion du reportage du France 2. Amar Salhi y explique aussi avoir reçu des "menaces de mort envoyée à l’adresse de son établissement avec ces mots: +On va te brûler+".

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Le patron de l'établissement parle, depuis la diffusion, de menaces et de baisse de chiffre d'affaires.

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