Sombernon: un enseignant soupçonné d'avoir des liens avec une filière djihadiste écarté

Enquête

Sombernon: un enseignant soupçonné d'avoir des liens avec une filière djihadiste écarté

Publié le :

Mercredi 13 Septembre 2017 - 17:55

Mise à jour :

Mercredi 13 Septembre 2017 - 18:03
Un professeur contractuel enseignant l'anglais dans un collège de Sombernon, près de Dijon, a été écarté mardi par le rectorat. Depuis le mois de juin, il est mis en examen et sous contrôle judiciaire pour ses liens supposés avec une filière djihadiste.
© DAMIEN MEYER / AFP/Archives

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 
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Un enseignant contractuel, officiant au sein du collège Jacques-Mercusot de Sombernon (près de Dijon en Côte-d'Or) pour donner des cours d'anglais, a été relevé de ses fonctions sur décision du rectorat mardi 12, selon une information révélée par Le Bien Public.

Depuis le mois de juin, cet homme extérieur à l'établissement scolaire était sous contrôle judiciaire pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Il avait en effet été interpellé par des policiers de la Brigade de recherche et d'intervention dans le cadre d'une enquête sur une filière djihadiste car il était soupçonné de s'être radicalisé. Les forces de l'ordre pensaient même qu'il souhaitait rejoindre les rangs de Daech en Syrie.

Mais ce mercredi 13, le rectorat de l'académie de Dijon n'a pas invoqué sa mise en examen dans cette affaire pour seule raison de son éviction. Un dossier administratif incomplet n'aurait de toute façon apparemment pas permis de le conserver plus longtemps. Avec ennuis judiciaires ou sans.

Un porte-parole du rectorat a cependant reconnu que les révélations du Bien Public, qui ont grandement inquiété les parents d'élèves, avaient accéléré les démarches administratives et poussé le professeur en question vers la sortie.

Une semaine après la rentrée scolaire, il n'aura finalement eu le temps d'enseigner l'anglais qu'une seule matinée. Il avait pris ses fonctions mardi matin et il lui a été demandé de partir à la mi-journée.

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 
L'enseignant contractuel n'a eu le temps de donner qu'une matinée de cours avant d'être écarté par le rectorat. (Illustration)

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