Somme: 15 ans de prison pour la mère et la perpétuité pour le père, des peines exceptionnelles pour les parents pédophiles et incestueux

Somme: 15 ans de prison pour la mère et la perpétuité pour le père, des peines exceptionnelles pour les parents pédophiles et incestueux

Publié le :

Vendredi 06 Octobre 2017 - 10:44

Mise à jour :

Vendredi 06 Octobre 2017 - 10:53
©Damien Meyer/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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La cour d'assises d'Amiens a prononcé une peine d'une sévérité rare contre un couple de parents incestueux ayant violé ses enfants pendants six ans. La durée des faits, le profil totalement marginal des accusés, et la foule de détails atroces égrenés au cours des audiences font de cet affaire un cas exceptionnel.

La peine prononcée mercredi est exceptionnelle pour une affaire de crime sexuel. Le dossier est, il est vrai, d'un sordide qui semble sans limite. Le couple de Poix-de-Picardie (Somme) poursuivi à Amiens dans une affaire de viol des années durant sur leurs quatre enfants a été condamné. Le père écope même de la perpétuité pour l'ensemble des sévices sexuels qu'il a imposé à sa progéniture, ayant même un enfant avec l'aînée de ses filles. La mère, elle, a été condamnée à 15 ans de prison  pour des relations sexuelles avec son fils de 15 ans. Des relations incestueuses pour lesquels elle a assuré à la barre qu'elle a pris "plus de plaisir qu'avec son mari".

Les faits s'étaient déroulés entre 2009 et 2015. Le père a commencé à violer les enfants qu'il a eu avec sa compagne, notamment pour avoir le "plaisir" de découvrir le sexe avec une jeune fille vierge. Dans un premier temps cette dernière s'y serait opposé, avant de devenir complice, et d'accompagner même ses petits dans la chambre conjugale pour leur suggérer les meilleures positions à même de satisfaire le père incestueux.

C'est d'ailleurs le cas de la mère qui était le plus complexe à appréhender dans cette affaire atroce. Etait-elle "sous emprise" comme a essayé de défendre son avocate? Sa prestation à la barre l'a surtout enfoncé et n'a pas convaincu les jurés de sa position de victime. Détaillant les sévices sexuels qu'elle a commis, selon elle à la demande de son mari, elle expliquera qu'elle a finalement réussi à lui résister sur une demande: celle de copuler avec le chien de la maison. "Je ne suis pas une bête" se défend elle. Ce qui ne l'a pas empêché d'être la complice de son mari, y compris au parloir de la prison où elle emmenait ses petits visiter le père pour que ce dernier puisse les violer en plein cœur de l'établissement pénitentiaire.

On n'imagine sans peine la difficulté que fût la tâche de l'avocat du père. Incestueux, ce mécanicien de métier était aussi récidiviste, ayant été condamné une première fois pour le viol d'une fille de 13 ans qu'il a eu avec son ancienne compagne, une femme handicapée moteur suite à un accident qu'il a provoqué à cause de sa consommation d'alcool. L'avocat tentera d'expliquer que "dans cette famille, il est normal d’avoir des relations avec les enfants", rien n'y fera. Le procureur aura même des mots d'une violence inouïe lors de ses réquisitions, demandant pour l'homme "la mort sociale" estimant qu'il "n'a plus sa place dans notre société". Les jurés ont suivi.

La peine est exceptionnelle pour une affaire sexuelle.


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