Strasbourg: le plus vieux marché de Noël de France face à la menace terroriste

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Strasbourg: le plus vieux marché de Noël de France face à la menace terroriste

Publié le 25/11/2016 à 19:39 - Mise à jour à 19:43
©Patrick Hertzog/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Le 446e marché de Noël de Strasbourg a ouvert ses portes ce vendredi sous très haute sécurité, suite notamment à l'arrestation dans la ville de plusieurs hommes suspectés d'avoir préparé des attentats en France. Les visiteurs semblaient malgré tout au rendez-vous. Deux millions d'entre eux sont attendus d'ici au 24 décembre.

Le 446e marché de Noël de Strasbourg a ouvert ses portes ce vendredi 25 pour quatre semaines, une édition marquée cette année par des mesures de sécurité drastiques imposées par la menace djihadiste mais jugées "rassurantes" par la plupart des visiteurs.

Vapeurs de vin chaud et effluves d'épices et de cannelle: dès 14h, les commerçants ont ouvert leurs chalets aux premiers badauds, venus arpenter les allées de la plus ancienne manifestation du genre en France (la première édition remonte à 1570).

Après l'interpellation, samedi à Strasbourg et à Marseille, de 7 hommes soupçonnés d'avoir voulu perpétrer un acte terroriste en France le 1er décembre, plusieurs visiteurs interrogés se disaient "rassurés" par les mesures de sécurité déployées.

Dans un centre-ville devenu zone piétonne pour l'occasion, on pouvait voir plusieurs centaines de policiers, CRS et gardes mobiles, armés de fusil d'assaut, patrouiller dans les allées et aux abords du marché, épaulés par des dizaines d'agents de sécurité en gilets jaunes.

Une longue file était visible devant la cathédrale, où les visiteurs étaient invités à ouvrir leurs sacs. "Nous espérons qu'il ne se passera rien. Nous voyons que la police est partout et cela rassure évidemment", ont expliqué au pied du marché de Noël de la cathédrale Jürgen Volkmann, 69 ans et Ernst Koch, 78 ans, venus de Hildesheim, dans le nord de l'Allemagne.

"Bien sûr, les attentats sont dans toutes les têtes, mais nous ne voulons pas nous laisser gâcher ce plaisir", ajoutent les deux retraités, venus avec leurs compagnes pour visiter les marchés de Strasbourg et Colmar. Sur un pont bloqué par des longrines (blocs de béton), à une centaine de mètres au nord de la place Kléber, les piétons accédaient cependant librement au centre-ville.

Près de l'opéra, sur le très couru "Christkindelsmärik" (marché de l'enfant Jésus), Claudine Hoermann qui tient un chalet proposant un vin chaud "à l'ancienne", des pains d'épices et des bredeles (petits biscuits alsaciens), se rassure: Les visiteurs sont bien au rendez-vous, dit-elle.

"J'ai l'impression qu'il y a un peu plus de monde que l'an dernier, mais étant coincée ici, j'ai bien du mal à voir", dit cette commerçante en penchant sa tête hors de son abri. Elle regrette cependant que l'interpellation des 7 hommes la semaine dernière a ajouté une "crainte" et "de l'anxiété" qui a été "très mal vécue" par certains commerçants du marché strasbourgeois.

Tout ça "fait beaucoup de mal", ce n'était pas nécessaire. "Pour nous commerçants, c'est déjà assez dur comme ça", a-t-elle souligné.

Durant toute la période du marché, une quinzaine d'accès ont été transformés en "checkpoints", gardés par les forces de l'ordre et des dizaines de militaires en treillis de la force Sentinelle, chargés notamment de filtrer les déplacements des véhicules sur les quais de la rivière, l'Ill.

Le menace djihadiste, "c'est vrai que ça fait peur. Mais on ne doit pas s'empêcher de vivre, cela voudrait dire qu'ils ont gagné", philosophe la Bruxelloise Magali De Wit, 46 ans, qui juge "rassurant de voir tous ces militaires".

Lundi, le maire socialiste Roland Ries a décidé de maintenir l'opération "Strasbourg, capitale de Noël", affirmant qu'"arrêter le marché de Noël conforterait la propagande de l' État islamique".

Strasbourg espère 250 millions d'euros de retombées économiques. Le coup d'envoi officiel de la manifestation - où deux millions de personnes sont attendues d'ici au 24 décembre - devait être donné à partir de 17h45 par la chanteuse Natasha St-Pier.

L'artiste canadienne se promènera dans les rues du centre-ville munie d'une "baguette magique" pour illuminer les décors, pour terminer vers 19h par l'emblème principal des festivités, un sapin de 30 mètres de hauteur installé place Kléber.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve se rendra samedi matin dans la capitale alsacienne, pour "prendre la mesure" des dispositions sécuritaires mises en place pour la manifestation cette année.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP


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Une quinzaine d'accès ont été transformés en "checkpoints", gardés par les forces de l'ordre et des dizaines de militaires.

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