Strasbourg: un homme met une main aux fesses d'une jeune femme dans la rue, il écope de quatre mois de prison ferme

Strasbourg: un homme met une main aux fesses d'une jeune femme dans la rue, il écope de quatre mois de prison ferme

Publié le :

Mardi 29 Août 2017 - 18:29

Mise à jour :

Mardi 29 Août 2017 - 18:48
Un homme a été condamné lundi à Strasbourg à quatre mois de prison ferme pour avoir mis une main aux fesses à une jeune femme. La procureure a fustigé "un geste particulièrement dégradant, humiliant".
©Michael Coghlan/Flickr
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Son casier judiciaire long comme le bras a certainement joué dans la lourdeur de sa condamnation mais c'est bien l'agression sexuelle dont il s'est rendu coupable sur une jeune femme qui lui vaut de dormir en prison. Le tribunal de Strasbourg a condamné lundi 28 un homme à quatre mois de prison ferme avec maintien en détention et il devra également verser 500 euros de dommages et intérêts à la partie civile. Le prévenu s'était rendu coupable d'une agression sexuelle sur une jeune femme jeudi 24 dans un rue de Strasbourg, en l'occurrence une main aux fesses.

Les faits se sont déroulés vers 19h, rue Kuhn dans la grande ville alsacienne et sont rapportés par les Dernières Nouvelles d'Alsace. Une jeune femme de 19 ans déambule et remarque un homme qui la regarde fixement au loin mais préfère ne pas y faire attention. "Quand soudain, il s’est approché de moi en me disant quelque chose que je n’ai pas compris", témoigne-t-elle. Et d'ajouter: "En passant derrière moi, il m’a frappé la fesse droite".

La victime interpelle son agresseur sur ce geste plus que déplacé mais celui l'ignore. Ce n'est que lorsqu'elle le menace d'appeler la police qu'il réagit, la suppliant de ne pas le faire. Pour autant, l'homme continue son chemin comme si de rien n'était.

"Son geste était voulu", est persuadée la jeune femme. "À mon avis, il n’en était pas à son coup d’essai. Pour lui, c’est un geste normal".

A la barre, le prévenu, Mohamed Bouraoui, a cherché à mettre ce geste sur le compte sa consommation d'alcool: "j’avais bu quatre verres juste avant. C’est vrai j’ai fait une erreur. C’est la honte". Avant de tenter de se justifier: "C’est comme ça, pour rigoler".

Une explication plus que maladroite qui n'a pas convaincu la procureure qui a fustigé "un geste particulièrement dégradant, humiliant". La magistrate a partagé le ressenti de la victime "qui a l’impression que ces faits sont banalisés et qu’ils pourraient se répéter". 

La justice a condamné l'agresseur à de la prison ferme et une amende.


Commentaires

-