Suicide à Saint-Cyr: la famille d'un ancien élève-officier, Michaël Lavocat, porte plainte contre l'armée

Suicide à Saint-Cyr: la famille d'un ancien élève-officier, Michaël Lavocat, porte plainte contre l'armée

Publié le :

Lundi 10 Juillet 2017 - 13:32

Mise à jour :

Lundi 10 Juillet 2017 - 13:45
© JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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En février 2016, un jeune homme de 22 ans, élève de Saint-Cyr était retrouvé mort sur une base militaire de la Creuse. L'enquête conclut alors à un suicide, une version que conteste la famille qui porte plainte contre l'armée.

La famille de Michaël Lavocat ne croit toujours pas à la thèse du suicide. Selon des informations les informations du journal Le Parisien, la mère d'un sous-lieutenant décédé a porté plainte pour "entrave à la saisine de la justice" contre huit fonctionnaires de l'Etat dont un capitaine et un colonel.

Pour mémoire, Michaël Lavocat, avait été retrouvé mort en février 2016 sur les toilettes du camp militaire de la Courtine (Creuse), d'une balle tirée par le Famas qu'il tenait entre ses jambes et contre son front. Selon les investigations menées lors de l'enquête, il s'agissait d'un simple suicide. "Les circonstances du décès excluent toute autre hypothèse que celle d’un suicide, réfléchi et prémédité bien en amont", expliquait le rapport, s'appuyant sur des recherches internet sur "les doses mortelles de certains médicaments" effectuées par la victime, son mal-être dont il s'était ouvert à sa petite amie ou encore cette balle subtilisée lors d'un exercice de tir.

Deux jours avant son décès, l’élève-officier de la prestigieuse école militaire avait affirmé à sa hiérarchie que son père était mort. Or, Daniel Lavocat, qui vivait au Cameroun, était en réalité bien vivant. "Nous ne savons pas pourquoi Michaël Lavocat a menti... Cela restera la part mystérieuse de ce dossier", avait alors expliqué le procureur de la République de Guéret, Sébastien Farges.

D'autres éléments, comme des fragments du projectile létal, ont été jetés aux ordures selon un témoin. Enfin, des interrogations persistent autour de la scène du décès, nettoyée quelques heures après le drame.

L'ensemble de ces zones d'ombres ont poussé la famille de Michaël Lavocat, qui ne croit pas à la thèse du suicide, à porter plainte contre l'armée notamment pour "modification d’état des lieux d’un crime ou d’un délit".

Sa famille a porteé plainte contre l'armée notamment pour "modification d’état des lieux d’un crime ou d’un délit".

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