Mort de Tahar Mejri, père et mari endeuillé par l'attentat de Nice

Mort de Tahar Mejri, père et mari endeuillé par l'attentat de Nice

Publié le :

Vendredi 14 Juin 2019 - 10:50

Mise à jour :

Vendredi 14 Juin 2019 - 11:02
© Valery HACHE / AFP/Archives
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La rédaction de France-Soir

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La mort de Tahar Mejri, qui a perdu sa femme et son fils lors de l'attentat de Nice en 2016, a été annoncée jeudi 13. Les causes du décès ne sont pas encore connues, mais selon des proches ou soutiens aux familles des victimes, il pourrait être "mort d'aimer".

Tahar Mejri, qui a perdu sa femme Olfa et son fils de 4 ans Kylian lors de l'attentat de Nice le 14 juillet 2016 est-il "mort de chagrin"? Pour ses proches et d'autres qui ont perdu un membre de leur famille ce soir-là, cela ne semble pas faire de doute. Les causes de son décès doivent encore être établies.

C'est pourtant avec les mots "mourir d'aimer" que le groupe Mémorial des Anges, destiné à entretenir le souvenir des victimes du terrorisme, notamment à Nice, a rendu hommage à l'homme de 42 ans. Le drame qu'il avait vécu, les deux jours qu'il avait passé à chercher son fils avec l'espoir qu'il soit encore en vie et sa détresse exprimée devant l'hôpital lorsqu'il a appris la nouvelle ont fait de lui l'un des symboles de la détresse des familles. Pour certains, il est également devenu avec son décès celui d'un manque d'accompagnement.

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"C’est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Tahar Mejri 42 ans, papa de Kylan Mejri décédé le 14 juillet 2016. Toutes nos pensées, notre affection et notre soutien à sa compagne Rachel qui malgré tout son amour n’a pas réussi à le sortir de son indicible souffrance", a écrit Mémorial des Anges.

La thèse du suicide serait envisagée en raison de l'état psychologique du père éploré, qui aurait été sous traitement médicamenteux, mais aucun élément matériel n'avait été évoqué ce vendredi 14 pour appuyer cette thèse. "Il n’allait pas bien. J’ai tout fait pour apaiser ses souffrances. Je n’ai pas réussi (…) Au début, il se laissait aller. Ça a été dur de le relever. Puis on s’est aimés. Ces derniers temps, je l’ai senti fatigué", a témoigné sa compagne Rachel auprès de Nice-Matin.

"Que faire pour ne pas tomber dans ce type de dérive? La prise en charge des victimes montre ses limites face à la souffrance humaine. Les dégâts peuvent survenir longtemps après, avec des retours de bâton très violents", a de son côté déclaré au journal Anne Murris, qui a perdu sa fille dans l’attentat.

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La femme et le fils de Tahar Mejri avaient été tués lors de l'attentat de la Promenade des Anglais.


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