Champs-Elysées: "la plus belle avenue du monde" cible des terroristes depuis 1986

Sites sensibles

Champs-Elysées: "la plus belle avenue du monde" cible des terroristes depuis 1986

Publié le :

Lundi 19 Juin 2017 - 17:37

Mise à jour :

Lundi 19 Juin 2017 - 17:44
Un véhicule de gendarmes a été percuté volontairement par une voiture ce lundi après-midi sur les Champs-Elysées. Le conducteur a été tué. Cet attentat, qui n'a pas fait de blessé, intervient moins de deux mois après celui du 20 avril. En 1986, trois lieux de l'avenue parisienne avaient été la cible des terroristes.
© Thomas SAMSON / AFP

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

  
-A +A

Un fourgon de gendarmerie a été percuté au niveau du rond-point des Champs-Elysées ce lundi 19 par une voiture qui a explosé au moment de l'impact. L'individu à bord était armé et a été tué. La sous-direction anti-terroriste a été saisie et une enquête a été ouverte. Aucun militaire ni civil n'a été touché. La Préfecture de police a assuré que la situation avait été maîtrisée.

Cette attaque intervient deux mois après celle du 20 avril dernier, jour où Xavier Jugelé, policier de 37 ans, avait péri, tué par balles par le terroriste Karim Cheurfi. Terroriste qui avait été abattu par des tirs de riposte des autres policiers présents à bord du véhicule de patrouille visé. Daech avait rapidement revendiqué l'attaque via son organisme de propagande Amaq.

Les Champs-Elysées font partie de la liste des sites très touristiques visés par l'Etat islamique, comme le quartier de La Défense, Disneyland Paris ou les grands centres commerciaux de la capitale.

Par le passé, "la plus belle avenue du monde" a déjà été visée par des attaques terroristes. C'était en 1986. En l'espace de huit mois, cinq personnes avaient été tuées dans trois attentats distincts.

Le 3 février 1986, une bombe avait explosé au niveau du numéro 74 des Champs-Elysées, dans la galerie commerciale du Claridge. Une personne était morte et huit autres avaient été blessées. Le "Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient" (CSPPA), qui avait revendiqué l'attaque, cherchait à faire libérer trois terroristes détenus en France: Anis Naccache, Georges Ibrahim Abdallah et Varadjian Garbidjan.

Le 20 mars 1986, une explosion avait eu lieu dans la galerie 66, devant le café de Colombie, faisant deux morts et 29 blessés (dont neuf graves). Le même groupe terroriste (le CSPPA) avait revendiqué l'attentat.

Enfin, le 14 septembre 1986, deux policiers avaient péri dans une nouvelle attaque à l'explosif dans le Pub Renault, qui se situait juste en face de la galerie 66. Un colis suspect avait été retrouvé sous une table du restaurant par un employé. Le maître d'hôtel, Jean-Claude Blanger, l'avait descendu au sous-sol avant de prévenir deux policiers en faction qui passait devant son établissement. L'explosion avait eu lieu au moment où les policiers allaient inspecter le colis, les tuant tous les deux sur le coup. Jean-Claude Blanger avait été blessé.

(Suivez l'évolution de la situation de ce lundi 19 juin, minute par minute. Notre direct en cliquant ici).

 

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 
Les Champs-Elysées font partie de la liste des sites très touristiques visés par l'Etat islamique, comme le quartier de La Défense, Disneyland Paris ou les grands centres commerciaux de la capitale.