La "thérapie" d'un rebouteux laisse une femme dépérir pendant des semaines

Condamnation

La "thérapie" d'un rebouteux laisse une femme dépérir pendant des semaines

Publié le :

Mercredi 25 Avril 2018 - 11:29

Mise à jour :

Mercredi 25 Avril 2018 - 11:53
Un rebouteux a été condamné mardi à trois ans de prison avec sursis pour avoir laissé dépérir son ex-compagne pendant plusieurs semaines. Pour lui, il s'agissait d'une "thérapie révolutionnaire dictée par Dieu" qui avait pour but de la soigner.
© DAMIEN MEYER / AFP
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

C'est une histoire sordide que relate Sud Ouest. Jugé mardi 23 par le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan (Landes), un homme a été condamné à trois ans de prison pour avoir laissé dépérir son ex-compagne pendant plusieurs semaines. Agé de 65 ans et poursuivi pour non-assistance à personne en danger, il lui a fait vivre un véritable calvaire.  

Les faits se sont produits du 1er janvier 2015 au 18 février 2015. Pendant tout ce temps, il l'a contrainte à rester dans le noir et dans le silence en la laissant uniquement avaler des aliments liquides (eau, jus de fruit). Et ce, après qu'elle se soit blessée à la jambe. Pour lui, il s'agissait d'une "thérapie révolutionnaire dictée par Dieu" qui avait pour mission de soigner les maux de son ex-compagne (obésité, problèmes de vue et de thyroïde, etc.).

Plusieurs fois, la victime a tenté d'appeler au secours, en vain. C'est finalement grâce à un agent d'office HLM qu'elle a pu survivre à cet homme. Lors de son passage, il l'a découverte en état de déshydratation dans des conditions d'hygiènes déplorables. Au moment des faits, elle s'était vue prescrire 72 jours d’incapacité totale de travail (ITT).

Lire aussi - Meurtre de Sophie Lionnet: le calvaire d'une jeune au pair au procès à Londres

Son agresseur, lui, vient d'être jugé responsable de ses actes même s'il souffre de troubles du comportement et d’une altération aiguë du discernement. Outre sa peine d'emprisonnement, le sexagénaire a l'interdiction définitive d’exercer toute activité en lien avec les soins.

Comme le précise le code pénal, "quiconque s'abstient volontairement de porter à une personne en péril l'assistance que, sans risque pour lui ou pour les tiers, il pouvait lui prêter soit par son action personnelle, soit en provoquant un secours" peut être puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende.

Un homme a laissé son ex-compagne dans la souffrance pendant plusieurs semaines.

Commentaires

-