Tracfin a identifié entre 150 et 200 "banquiers occultes" finançant les actions de l'Etat islamique

Tracfin a identifié entre 150 et 200 "banquiers occultes" finançant les actions de l'Etat islamique

Publié le :

Mercredi 13 Décembre 2017 - 17:29

Mise à jour :

Mercredi 13 Décembre 2017 - 17:43
©Welayat Raqa/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Tracfin, la cellule de Bercy luttant contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, a annoncé mardi 12 avoir identifié entre 150 et 200 "banquiers occultes" finançant Daech. La plupart sont basés au Liban ou en Turquie.

Pour Tracfin, ils sont aujourd'hui entre 150 et 200 à être identifiés par les services de Bercy. "Ils" ce sont les banquiers occultes de l'Etat islamique, soit les acteurs collecteurs de fonds ayant ensuite financé Daech, son organisation et donc ses opérations terroristes.

Selon la cellule chargée de la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, la plupart de ces banquiers de l'EI sont basés au Liban et en Turquie.

Un travail d'enquête méticuleux mais qui est loin d'être fini selon Bruno Dalles, le directeur de Tracfin. "Il y a un vrai enjeu stratégique avec l'éclatement de l'EI pour essayer de savoir où se trouvent localisés les prochains collecteurs pour essayer de tracer les futures métastases de l'EI" a-t-il expliqué lors d'une présentation à la presse.

En effet l'organisation terroriste perdant du terrain au sol, et voyant son territoire d'influence se réduire comme peau de chagrin, certaines sources de financement comme les butins, l'extorsion ou la manne pétrolière sont en train de se tarir. Le rapport de Tracfin explique donc que l'organisation terroriste cherche à "compenser partiellement ces pertes de revenus par un recours toujours soutenu aux financement extérieurs".

Voir aussi: Pour Emmanuel Macron, la victoire militaire contre Daech est proche

La guerre contre le terrorisme se poursuit donc autant sur le terrain des flux financiers que sur le champ militaire. La cellule de Bercy a aussi expliqué qu'elle surveille toujours le "soutien plus traditionnel" à l'État islamique, "comme les institutions humanitaires et culturelles, afin d'éviter l'utilisation de ces structures pour le financement du terrorisme".  

La plupart des financiers de Daech viennent du Liban ou de Turquie selon Tracfin.

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