Seine-Maritime: trois mois de prison avec sursis et interdiction de détenir un animal pour le violeur de poule

Seine-Maritime: trois mois de prison avec sursis et interdiction de détenir un animal pour le violeur de poule

Publié le :

Jeudi 30 Mars 2017 - 14:09

Mise à jour :

Jeudi 30 Mars 2017 - 14:25
Jugé par le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime) mardi pour avoir entretenu une relation sexuelle avec une poule, un père de famille a écopé mercredi de trois ans de prison avec sursis et d'une interdiction de détenir des animaux.
©Damien Meyer/AFP
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

La sentence est tombée au tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime). Jugé mardi 28 pour avoir eu une relation sexuelle avec une de ses poules, un homme a écopé mercredi 29 de trois mois de prison avec sursis et d'une interdiction de détenir un animal. Une condamnation pour "sévices sexuels envers un animal domestique ou apprivoisé".

L'affaire remonte à août 2016. A Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), dans la banlieue de Rouen, un homme a été surpris par son épouse -qui a porté plainte- en train de pénétrer sexuellement une de ses poules dans son garage.

Le pervers, âgé de 59 ans, était visiblement coutumier de ces ébats interdits. Il était en effet surveillé par son épouse suite à une confidence de leur fille expliquant qu'elle avait déjà surpris le père dans cette situation compromettante avec un gallinacé. Le ménage possède en effet sept poules et une chèvre, sans que l'on sache si plusieurs animaux ont subi les assauts du quinquagénaire, ou si ce dernier violentait toujours la même poule.

Les détails évoqués à la barre du tribunal correctionnel de Rouen font ressentir le niveau de stupéfaction de la mère de famille découvrant les attirances coupables de son époux. Elle explique avoir été prise de vomissements en voyant son mari s'accoupler ainsi avec le malheureux oiseau. Elle a depuis quitté son conjoint s'estimant "remplie de honte" d'après les propos de son avocat.

L'avocate de l'épouse "trompée" réclamait 1.000 euros de dommages et intérêts. La procureure de la République avait requis une peine de trois mois d'emprisonnement ferme, ainsi qu'une interdiction définitive de détenir des animaux.

Les relations zoophiles sont interdites dans de nombreux pays mais quelques Etats permettent encore une certaine permissivité en la matière –dans la mesure où l'animal ne subit pas de souffrances– dont plusieurs en Europe (Finlande, Hongrie et Roumanie) ainsi qu'au Japon ou en Russie.

L'homme n'aura plus le droit de détenir un animal.


Commentaires

-