Trois stagiaires d'une maison de retraite diffusent les vidéos de leurs actes de maltraitance

Trente-trois vidéos

Trois stagiaires d'une maison de retraite diffusent les vidéos de leurs actes de maltraitance

Publié le :

Dimanche 24 Janvier 2016 - 14:08

Dernière mise à jour :

Dimanche 24 Janvier 2016 - 14:11
Trois jeunes filles mineures ont été mises en examen vendredi notamment pour violence en réunion. En stage dans une maison de retraite, elles ont violenté et insulté des personnes âgées, malades ou handicapées, avant de diffuser les vidéos de leurs exploits.
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©Lionel Bonaventure/AFP
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En stage dans un EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes)  de Seine-et-Marne, elles ont violenté des résidents et posté leurs vidéos sur un réseau social : trois jeunes filles, mineures, ont été mises en examen, notamment pour violences en réunion, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

Les stagiaires, âgées de 16 et 17 ans, avaient commencé lundi un "stage d'apprentissage professionnel" dans un établissement pour personnes âgées d'Annet-sur-Marne.

Au début de la semaine, elles ont posté 33 vidéos sur la plateforme Snapchat, "montrant des personnes handicapées ou atteintes de maladies type Alzheimer", selon la gendarmerie. Il y serait question de tapes derrière la tête, de pincements de nez ou encore d'insultes selon Le Parisien.

"Emus" par la violence des images, des "camarades" qui avaient visionné les vidéos ont alerté le corps enseignant, qui a retiré les élèves de la maison de retraite et prévenu la direction, a poursuivi la même source.

Interpellées par les gendarmes et placées en garde à vue, elles ont été mises en examen vendredi pour violences en réunion avec préméditation, diffusion sur internet de scènes de violence et atteinte à la vie privée, et placées sous contrôle judiciaire, a détaillé le parquet de Meaux à l'AFP.

L'application de photos et de vidéo Snapchat, populaire auprès des adolescents, permet d'envoyer des messages qui disparaissent après quelques secondes. Les vidéos auraient ainsi été vues plus de 300 fois.

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

Les vidéos des violences ont été diffusées via l'application Snapchat.