Un an de prison ferme pour un vol d'autoradio

Un an de prison ferme pour un vol d'autoradio

Publié le :

Mardi 27 Octobre 2015 - 11:23

Mise à jour :

Mardi 27 Octobre 2015 - 11:28
©Flickr Creative Commons
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Deux hommes ont écopé lundi 26 d'un an de prison ferme pour avoir volé un autoradio dans une voiture emportée par les eaux des inondations qui ont ravagé la région de Cannes, début octobre.

Le juge est allé au-delà des réquisitions du procureur. Deux ressortissants slovaques ont écopé d'un an de prison ferme pour avoir volé l'autoradio d'une voiture, le 4 octobre dernier à Cannes (Alpes-Maritimes), selon Nice-Matin. Les deux hommes avaient ciblé un véhicule emporté par les eaux des inondations qui ont fait 20 morts dans le Sud-est en début de mois.

Neuf personnes avaient été arrêtées pour des pillages après les intempéries qui avaient ravagé Cannes et ses environs, début octobre. Parmi elles, sept migrants en recherche de nourriture, et donc les deux voleurs d'autoradio, âgés d'une trentaine d'années. Ceux-ci, sortant de boîte de nuit ce soir-là, étaient tombés sur un véhicule accidenté suite aux inondations et l'avaient ouvert au tournevis pour commettre leur méfait.

Lors de leur procès pour vol en réunion au tribunal correctionnel de Grasse, dans l'après-midi de lundi 26, le procureur a requis à leur encontre dix mois de prison ferme, alors qu'ils encouraient cinq ans pour vol en réunion. Le juge a finalement été au-delà, les condamnant à un an de prison sans sursis. En prison depuis leur arrestation et dans l'attente de leur procès, les deux condamnés ont été maintenus en détention à l'issue de l'audience. Ils ont également écopé de 1.000 euros de dommages et intérêts à verser au propriétaire du véhicule.

Les fortes pluies qui se sont abattues sur le Sud-est de la France début octobre ont fait 20 morts, emportés par les eaux ou noyés dans des parkings souterrains notamment. Face à l'ampleur du désastre, François Hollande s'était rendu sur place pour affirmer la "solidarité de la nation" aux familles des victimes et aux habitants de la région. L'état de catastrophe naturelle avait également été décrété.

 

Les deux condamnés ont été maintenus en détention au terme du procès.


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