Un homme et une femme se font passer pour des victimes de l'attentat de Paris et de Nice, le couple bientôt jugé

Un homme et une femme se font passer pour des victimes de l'attentat de Paris et de Nice, le couple bientôt jugé

Publié le :

Lundi 13 Mars 2017 - 11:01

Mise à jour :

Lundi 13 Mars 2017 - 11:20
©Valery Hache/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Suspectés de s'être fait passer pour de fausses victimes de l'attentat de Nice, un homme de 36 ans et une femme de 29 ans seront jugés le 19 avril prochain par le tribunal correctionnel de Grasse (Alpes-Maritimes). Ils avaient déjà touché 60.000 euros du Fonds de garantie des victimes du terrorisme après avoir prétendu être aux abords du Stade de France le soir du 13 novembre.

Ils ont récidivé. Suspectés de s'être fait passer pour de fausses victimes de l'attentat de Nice, un homme de 36 ans et une femme de 29 ans seront jugés le 19 avril prochain par le tribunal correctionnel de Grasse (Alpes-Maritimes). Et ce n'est pas la première fois qu'ils comparaissent devant la justice: parents de deux enfants et domiciliés à Cannes, ils avaient été condamnés, en décembre dernier, à des peines de prison ferme pour avoir prétendu être victimes des attentats… de Paris. Mais le couple a fait appel de cette décision et sera jugé par la cour d’appel d’Aix-en-Provence le 28 mars prochain.

Afin de recevoir de l'argent, le couple est accusé d'avoir constitué un dossier d'indemnisation prétendant avoir été présents près du stade de France le soir du 13 novembre 2015. Selon leurs dires, la femme aurait été "soufflée" par l'une des explosions déclenchées par l'un des djihadistes de l'Etat  islamique. Mais rapidement, dans les mois qui ont suivi, les enquêteurs ont soupçonné un subterfuge.

En cause: leur récidive. Suite à l'attentat du 14 juillet à Nice, qui a fait 86 victimes sur la promenade des Anglais, les deux escrocs présumés s'étaient de nouveau manifestés auprès du Fond de garantie des victimes du terrorisme et d’autres infractions (FGTI). Les soupçons s'étaient alors amplifiés. Après un signalement de l'organisme, une enquête de police avait été ouverte et selon leurs conclusions, le couple n'était pas à Paris le soir du 13 novembre mais bien sur la Côte d'Azur.

Ils avaient donc reconnu les faits affirmant avoir dépensé intégralement les 60.000 euros alloués par le Fonds de garantie, notamment dans l’achat de véhicules destinés à la revente. L’homme avait alors été condamné à six ans et la femme à trois ans d’emprisonnement. Chacun avait également été condamné à verser 30.000 euros au FGTI qui s'était porté partie civile. Concrètement, ces peines sont les plus lourdes jamais prononcées dans ce genre de dossier. Le tribunal de Grasse avait voulu l’"application particulièrement stricte" de la loi dans un souci d’"exemplarité pénale".

Au vu de leur récidive, les deux époux encourent jusqu'à 14 ans d'emprisonnement lors du prochain procès qui s'ouvrira en avril.

Les deux époux encourent jusqu'à 14 ans d'emprisonnement lors du prochain procès qui s'ouvrira en avril.

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