Un homme fiché S, agresseur présumé d'un agriculteur, relâché

"Allah akbar"

Un homme fiché S, agresseur présumé d'un agriculteur, relâché

Publié le :

Lundi 29 Janvier 2018 - 16:59

Mise à jour :

Lundi 29 Janvier 2018 - 17:08
Un homme fiché S et soupçonné d'avoir poignardé un agriculteur du Lot-et-Garonne en juin dernier a été remis en liberté ce lundi. Sa victime ne comprend pas cette décision et doit se confronter à lui mercredi dans le cadre de l'enquête.
© LOIC VENANCE / AFP/Archives
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Un homme de 40 ans fiché S, Kamal Belbakkal, a été relâché ce lundi 29 à Agen, dans le Lot-et-Garonne. Il est l'agresseur présumé d'un agriculteur de Laroque-Timbaut. En juin dernier, il est soupçonné d'avoir poignardé le quinquagénaire en criant "Allah akbar".

En juillet dernier, le tribunal qui l'a relâché ce lundi ordonnait son placement en détention provisoire. L'homme radicalisé avait agressé l'agriculteur vers 21h le 18 juin dernier, alors qu'il était assigné à résidence et ne pouvait quitter son domicile après 20h.

A voir aussi: "Allah Akbar" - l'ex-gérant des Restos du Coeur de Montreuil qui avait inventé son agression retrouvé gravement poignardé

Il était en effet soupçonné d'avoir diffusé des vidéos et autres photos de propagande de Daesh. Il a cependant été relaxé en appel pour ces faits jeudi 4. "La justice a décidé de le relaxer dans le dossier de la diffusion, la justice devait le remettre en liberté. Il n'y a pas lieu de douter de la justice. Il n'est pas encore jugé pour les faits qui lui sont reprochés", a indiqué son avocat à La Dépêche.

"Je ne comprends pas", a expliqué Yves Boussuge, qui accuse le père de famille de l'avoir poignardé à plusieurs reprises. "J'ai demandé une protection policière pour la confrontation de mercredi dans le bureau de la juge d'instruction", a souligné l'avocate des parties civiles.

"En juin dernier, il était assigné à résidence avec interdiction de quitter son domicile après 20 heures. Ça ne l'a pas empêché de se retrouver dans le champ de mon client après 21 heures et de le poignarder au cri d'Allah akbar", s'est-elle alarmée. Cependant, la justice ne pouvait pas faire autrement que le relâcher.

Il avait déjà été détenu durant quatre mois et la loi interdit de priver de liberté une personne n'ayant pas été condamnée à une peine de prison ferme passé ce délai. Selon le quotidien local, Kamal Belakkal aurait même dû être remis en liberté dès novembre dernier.

Le quarantenaire a tout de même été placé sous contrôle judiciaire, ne peut pas quitter la ville d'Agen et doit signer la feuille d'émargement trois fois par jour. Une mesure qui, au regard des faits qui lui sont reprochés, ne rassure pas Yves Boussuge et son avocate.

Comme le voulait la loi Kamal Belakkal a été relâché ce lundi.

Commentaires

-