Un homme sourd tué par la police parce qu'il n'entendait pas leurs ordres

Un homme sourd tué par la police parce qu'il n'entendait pas leurs ordres

Publié le :

Vendredi 22 Septembre 2017 - 10:45

Mise à jour :

Vendredi 22 Septembre 2017 - 11:05
Des policiers d'Oklahoma City, aux Etats-Unis, ont tué un homme sourd alors qu'ils recherchaient un suspect mardi. L'homme n'avait pas obéi à leurs sommations, qu'il n'avait pas entendues.
© Frederic J. BROWN / AFP/Archives
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

C'est l'indignation aux Etats-Unis après que deux policiers ont tué un homme sourd à Oklahoma City, dans le centre du pays  mardi 19. Ils étaient à la recherche d'un individu qui avait pris la fuite après un accident de la route.

Ils se sont donc rendus chez le suspect où ils n'ont trouvé que son fils, Magdiel Sanchez. L'homme de 35 ans, souffrant de mutisme et de surdité, n'a pas pu répondre aux questions des agents. Pourtant, les voisins auraient prévenu ces derniers en leur expliquant la situation. "Il ne parle pas, il n'entend pas, il utilise principalement des mouvements avec ses mains. C'est comme ça qu'il communique", a expliqué l'un des voisins du défunt à ABC News.

Mais il semblerait qu'ils n'aient pas voulu entendre ou qu'ils se soient sentis menacés par la tige de fer que la victime avait dans les mains. Longue de 60 centimètres, "il l'avait toujours quand il se déplaçait parce qu'il y a beaucoup de chiens errants", relatent les témoins.

Malgré des sommations des deux membres des forces de l'ordre Magdiel Sanchez n'a pas réagi puisqu'il ne les avait pas entendues. Les policiers lui ont alors tiré dessus, l'un avec son fusil et l'autre avec un pistolet à impulsion électrique. Les voisins auraient entendu "cinq ou six" coups de feu.

La victime a succombé à ses blessures, bien avant l'arrivée des secours. L'homme qui a usé de son arme a été mis "en congé administratif" en attendant une enquête. La mort de Magdiel Sanchez, qui n'était pas connu des services de police, a engendré une vague d'indignation. L'Association américaine de défense des liberté civiques (ACLU) a notamment haussé le ton dans un communiqué: "le simple fait de ne pas répondre à des instructions n'est pas une raison acceptable pour l'usage d'une force létale. (...) Il devrait être en vie aujourd'hui".

Le policier qui a tiré avec son fusil a été placé en "congé administratif".


Commentaires

-