Un maire LR de Côte-d'Or condamné pour agressions sexuelles

Un maire LR de Côte-d'Or condamné pour agressions sexuelles

Publié le :

Jeudi 09 Juin 2016 - 19:56

Mise à jour :

Jeudi 09 Juin 2016 - 19:56
©Damien Meyer/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Le maire de Chevigny-Saint-Sauveur a été reconnu coupable d'avoir imposé des baisers et des caresses sexuelles à une employée de cantine d'un groupe scolaire.

Michel Rotger, maire Les Républicains de Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d’Or, 10.500 habitants) a été condamné ce jeudi 9 juin à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Dijon pour agression sexuelle. Il était également poursuivi pour harcèlement sexuel mais a été relaxé de ce chef d’accusation.

Le premier édile de cette commune du Grand Dijon a été reconnu coupable d’avoir, entre octobre 2013 et janvier 2014, imposé à cinq reprises à sa victime des baisers sur la bouche et des caresses à caractère sexuel. Cette dernière était lingère à la cantine d’un groupe scolaire.

Lors de son procès en mai, le maire de Chevigny-Saint-Sauveur, âgé de 66 ans, niait en bloc les faits qui lui étaient reprochés. "Je n'ai jamais agressé cette femme, ni aucune autre femme de ma vie, ni physiquement, ni sexuellement" clamait-il à la barre. L’élu émettait même la possibilité d’un complot politique, dans le cadre d’une rivalité qui l’opposait à un ancien adjoint qui convoitait le fauteuil de maire lors de la mort du précédent titulaire en 2012. Mais c’était Michel Rotger, lui aussi adjoint, qui avait finalement remporté la victoire. Balayant l’hypothèse du complot, le procureur de la République estimait que le dossier contenait des éléments "concrets" et avait même requis deux ans de prison avec sursis.

L'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), partie civile au procès, si elle s’estime satisfaite de la reconnaissance de la culpabiité, s’étonne de la clémence de la peine. Le maire n’a en effet pas été condamné à une peine d’inéligibilité. L’association a annoncé qu’elle allait demander une procédure de révocation auprès du préfet de région. 

 

Le procureur de la République avait requis deux ans de prison avec sursis.

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