Un perroquet fait condamner une femme pour le meurtre de son mari en répétant les derniers mots de la victime (vidéo)

"Rodrigo Tortilla tu m'as tué"

Un perroquet fait condamner une femme pour le meurtre de son mari en répétant les derniers mots de la victime (vidéo)

Publié le :

Jeudi 20 Juillet 2017 - 16:50

Mise à jour :

Jeudi 20 Juillet 2017 - 17:01
C'est l'histoire extraordinaire d'un perroquet témoin d'un meurtre. Bud a fait condamner mercredi Glenna Duram pour le meurtre de son mari, Martin, en répétant les dernières paroles de ce dernier. Un tribunal américain a jugé qu'il s'agissait d'un témoignage suffisant.
©Flickr/Creative Commons
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La rédaction de FranceSoir.fr

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On pourrait se croire dans l'album L'Oreille cassé des aventures de Tintin. Il n'en est rien. A Ensley Township dans le Michigan (Etats-Unis), une femme a été condamnée pour le meurtre de son mari sur la fois du témoignage... du perroquet du couple. En effet, le volatile, de l'espèce gris du Gabon, répétait à l'envie les derniers mots de la victime soit "Don't fucking shoot" ("Ne tire pas putain", en français) comme le rapporte BFMTV qui a repéré l'information pour le moins insolite.

L'affaire remonte à mai 2015. Glenna Duram tire à cinq reprise sur son mari, Martin Duram, qui lui crie de l'épargner. Une fois son forfait accompli, l'assassin tente de mettre fin à ses jours en retournant l'arme contre elle, en vain.

Une enquête de police va suivre, recherchant sans succès une tierce personne qui serait responsable de l'homicide et de la prétendue tentative d'homicide. Entre temps, seul témoin du crime, le perroquet, prénommé Bud, est placé chez des parents Ces derniers découvre alors que l'animal répète une conversation animée, imitant différentes voix, qui s'achève par ce qui semble être les derniers mots de la victime à son agresseur: "Ne tire pas, putain". 

Alertée par l'ex-épouse de Martin Duram, la police soumet alors les cris du perroquet à l’expertise d’une spécialiste, qui confirme que Bud reproduit effectivement une dispute entre un homme et une femme (voir la vidéo ci-dessous). Glenna Duram devient alors une suspecte.

Selon l'enquête, Martin et Glenna Duram connaissaient des problèmes financiers liés en particulier à des paris. Glenna aurait, même si elle l'a ensuite nié, laissé plusieurs lettres de suicide dont l'écriture, qui a été analysée, correspond à la sienne. La thèse de l'homicide déguisé en suicide est même corroborée par le perroquet qui répète la dernière conversation du couple dans laquelle Glenna Duram explique son plan machiavélique à son mari avant de l'abattre.

La justice a donc condamné Glenna Duram pour meurtre au premier degré, mercredi 19. Elle comparaîtra à nouveau en août pour connaitre la durée de sa peine. Elle risque la prison à vie.

La justice a condamné Glenna Duram pour meurtre au premier degré, mercredi 19.

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