Valence: le terroriste interpellé dans le TGV était un acteur qui répétait dans les toilettes

Valence: le terroriste interpellé dans le TGV était un acteur qui répétait dans les toilettes

Publié le :

Jeudi 08 Juin 2017 - 07:26

Mise à jour :

Jeudi 08 Juin 2017 - 07:32
©GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Un homme de 35 ans a été interpellé dans un TGV reliant Paris à Marseille mercredi, car soupçonné de préparer un acte terroriste. En réalité, il s'agissait d'un acteur qui répétait une pièce de théâtre dans les toilettes du train. Mais le contrôleur a cru à un attentat et prévenu les autorités.

Au moins, l'acteur peut se dire qu'il est crédible dans son rôle. Un TGV a dû faire un arrêt exceptionnel à Valence (Drôme) mercredi 7 car un homme enfermé dans les toilettes était suspecté d'être un terroriste. En réalité, il s'agissait d'un comédien répétant son texte en vue d'une audition pour une pièce de théâtre.

L'incident a eu lieu dans l'après-midi à bord d'un train assurant la liaison entre Paris et Marseille. L'acteur, un Francilien de 35 ans, a décidé de s'isoler dans les toilettes pour travailler son rôle. Mais alors qu'il déclamait son texte, un contrôleur est passé par là et a cru à un acte terroriste. A sa décharge, l'acteur répétait en anglais, ce qui ajouté au bruit du train n'a pas du faciliter la compréhension à travers la porte clause.

Mais l'agent de la SNCF a entendu les mots "weapon" (arme) et "gun" (pistolet). Dans le contexte actuel d'état d'urgence, de plan Vigipirate et au lendemain d'une nouvelle agression à caractère terroriste devant Notre-Dame de Paris, il a donc trouvé nécessaire de signaler cette situation.

L'alerte a été jugée sérieuse et le train a donc dû faire un arrêt exceptionnel en gare de Valence afin que les gendarmes qui s'y trouvaient, accompagnés de ceux stationnés à de Bourg-de-Péage et appuyés par une unité du Psig (Peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie) soient déployées, précise France Bleu.

Un dispositif qui a dû impressionner le malheureux acteur, interpellé sur place et conduit à la gendarmerie. Mais les militaires ont rapidement compris qu'il s'agissait d'un malentendu insolite. L'homme a donc vite été remis en liberté, mais a raté son train. 

Le contrôleur a entendu les mots "weapon" (arme) et "gun" (pistolet) à travers la porte (illustration).


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