Vienne: un couple mis en examen, soupçonné d'avoir torturé à mort une quinquagénaire

Auteur(s)
La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 29 février 2016 - 08:57
Image
Police-voiture-TourEiffel-Jour
Crédits
©Mic/Flickr
Un couple a été mis en examen dimanche à Poitiers et écroué, deux jours après la découverte dans la Vienne du corps d'une quinquagénaire.
©Mic/Flickr
Un couple a été mis en examen dimanche à Poitiers et écroué, deux jours après la découverte dans la Vienne du corps d'une quinquagénaire. La victime a été séquestrée et torturée pendant deux mois.

Les éboueurs ont fait une macabre découverte, vendredi 26 au matin. À Saint-Léger-de-Montbrillais, dans le nord de la Vienne, ils ont trouvé le corps supplicié d'une femme de 57 ans, au milieu des vignes. Le cadavre était constellé de coups et de brûlures et présentait également des fractures multiples, selon le procureur adjoint Patrick Mairé. Elle aurait été étranglée, mais il reste à déterminer si elle est décédée sur le lieu, ou transportée après sa mort. 

Un couple a été mis en examen dimanche 28 à Poitiers et écroué, dans un drame apparemment lié à une vieille histoire de famille, sur fond de détresse sociale, a-t-on appris de source judiciaire. L'homme de 55 ans a été mis en examen pour arrestation, enlèvement et séquestration suivis de la mort, ainsi que pour actes de torture et de barbarie de façon habituelle sur personne vulnérable, des chefs passibles de la réclusion à perpétuité. Sa concubine de 46 ans a été mise en examen pour arrestation, enlèvement et séquestration suivis de la mort, a indiqué le parquet de Poitiers.

Après avoir nié les faits au début de la garde à vue, les deux accusés ont fini par reconnaître leur responsabilité, selon La Nouvelle République. L'homme aurait cherché à minimiser le rôle de sa compagne. Le couple a indiqué lors des auditions avoir transporté le corps de la victime alors qu'elle était encore vivante.

Si le mobile exact de ce déferlement de violence, commis dans un contexte de grande détresse sociale et intellectuelle reste flou, il pourrait s'agir d'une "vengeance à la suite d'un différend familial" ancien, a indiqué le parquet. En effet la victime connaissait les suspects, et avait notamment séjourné il y a 12 ans chez les parents de l'homme.

Soutenez l'indépendance deLogo FranceSoir

Faites un don