Vigipirate: le Service de la protection "sur le point de craquer"

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 24 septembre 2015 - 20:10
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Le logo du plan vigipirate "Alerte attentat".
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Les hommes du SDLP ont effectué plus de 1,3 million d'heures supplémentaires depuis les attentats de Paris.
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Les agents du Service de la Protection cumuleraient des centaines de milliers d'heures supplémentaires. Quatorze d'entre eux envisagent de porter plainte contre l'Etat pour "mise en danger de la vie d’autrui et travail dissimulé".

Ils font partie des corps d'élites de la police française et ont réalisé plus de 1,3 million d'heures supplémentaires non-payés depuis la mise en place du plan Vigipirate renforcé suite aux attentats de janvier. Ces hommes, "sur le point de craquer", font partie du Services de la protection (SDLP), les gardes du corps de la République, dont la mission est d'assurer la protection du président de la République, des ministres ou encore des personnes menacées.

"Ce sont des milliers et des milliers d’heures par fonctionnaire qui se sont accumulées, avec des cadences souvent infernales, des récupérations souvent impossibles. Tout ça jusqu’à épuisement du fonctionnaire", indique France Info qui révèle l'information. Pour arriver à ce chiffre ahurissant, les policiers d’élite dénoncent des cadences infernales, des nuits sans dormir, des semaines sans repos.

Alors que 150 personnalités bénéficient aujourd’hui d’une protection rapprochée, le carnet d'adresses ne cesserait de grossir… et les heures supplémentaires de s'accumuler par milliers, voire par millions. "Avec des cadences souvent infernales, des récupérations souvent impossibles. Tout ça jusqu'à épuisement du fonctionnaire", selon le syndicat des policiers Alliance, qui évoque "des nuits sans dormir, des semaines sans repos".

Toujours selon France Info, la situation des hommes du SDLP est devenue tellement délicate qu’ils envisagent de porter plainte pour "mise en danger de la vie d’autrui et travail dissimulé" par l’intermédiaire de 14 d’entre eux. 

"Il faudrait prendre en compte ce qu'ils ressentent. Ça éviterait peut-être justement que des fonctionnaires aillent saisir, par l'intermédiaire d'un avocat, la Justice pour exprimer leur mal-être", a expliqué Jean-Claude Delage, le patron d'Alliance qui demande donc au ministre de l’Intérieur d’écouter les fonctionnaires. 

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