Villejuif: plainte d'une ancienne patiente d'un hôpital psychiatrique pour "traitements inhumains"

Villejuif: plainte d'une ancienne patiente d'un hôpital psychiatrique pour "traitements inhumains"

Publié le :

Jeudi 06 Avril 2017 - 12:49

Mise à jour :

Jeudi 06 Avril 2017 - 12:49
Une jeune femme a déposé un recours contre l'hôpital psychiatrique Paul-Guiraud de Villejuif devant le tribunal administratif de Melun. Elle estime avoir subi des "traitements inhumains et dégradants".
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La rédaction de FranceSoir.fr

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"Digne des années 50", voilà comment Sabrina, ancienne patiente d'un hôpital psychiatrique Paul-Guiraud de Villejuif définit les traitements qui lui ont été infligés au cours de son internement. Pour dénoncer cela, la jeune femme a déposé un recours contre cet établissement psychiatrique pour "traitements inhumains et dégradants" devant le tribunal administratif de Melun.

Le calvaire de Sabrina débute en 2006. Elle est alors en pleine dépression suite à un régime sévère, tombe dans l'anorexie et fini par peser à peine une trentaine de kilos explique BFMTV qui cite le journal Le Parisien. Face au calvaire de sa fille, son père la fait admettre à l'hôpital Paul-Guiraud de Villejuif. Face au refus de se nourrir de la jeune femme, un médecin décide de son placement en isolement où elle est alimentée par une sonde gastrique.

La jeune femme confie au quotidien se souvenir "des craquelures du plafond et des oiseaux à travers les barreaux. J'étais devenue un animal qu'on gave". Elle explique également se rappeler de la présence de cinq infirmiers qui l'attachaient au lit avec des sangles: "j'avais encore arraché ma sonde. Je me suis sentie tellement humiliée".

En France, 400.000 personnes sont hospitalisées chaque année dans des établissements et services psychiatriques. En mars dernier, la Haute autorité de santé avait dénoncé dans un rapport certaines conditions de maintien à l'isolement dans les hôpitaux psychiatriques. Et de rappeler "que l’isolement et la contention ne doivent être mis en œuvre que dans des situations précises, pour des patients hospitalisés en soins sans consentement en psychiatrie". "Il doit s’agir de faire face à un danger important et imminent pour le patient ou autrui. Ce sont des techniques de dernier recours, après échec de mesures alternatives, la priorité étant de prévenir les épisodes de violence", ajoutait cette instance.

Face au refus de se nourrir de la jeune femme, un médecin décide de son placement en isolement où elle est alimentée par une sonde gastrique.


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