Violence d'extrême droite à Nantes: la petite amie de l'un des suspects mise en examen pour avoir tenté d'intimider une des victimes

Subordination de témoin

Violence d'extrême droite à Nantes: la petite amie de l'un des suspects mise en examen pour avoir tenté d'intimider une des victimes

Publié le :

Vendredi 14 Juillet 2017 - 14:21

Mise à jour :

Vendredi 14 Juillet 2017 - 14:23
Une jeune femme d'une vingtaine d'années a été mise en examen mercredi par le tribunal correctionnel de Nantes pour subornation de témoin. Cela fait suite à la violente agression de deux jeunes hommes en mai dernier par quatre militants d'extrême droite.
©Michael Coghlan/Flickr
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La rédaction de FranceSoir.fr

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La violence de l'agression qui s'était déroulée près de l'arrêt de tramway Du Chaffault, à Nantes, le  7 mai dernier avait choqué la population. Quatre jeunes militants d'extrême droite avaient été mis en examen pour "violences en réunion susceptibles d'entraîner une infirmité permanente et violences aggravées", au mois de juin pour avoir violemment passé à tabac deux jeunes de 18 et 16 ans.

Une étudiante en droit âgée d’une vingtaine d’années a été déférée au tribunal de Nantes, mercredi 12, pour subornation de témoin. La jeune femme, petite amie de l'un des suspects aurait eu une conversation téléphonique avec l’adolescent de 18 ans, alors hospitalisé. Elle aurait tenté de lui faire changer son témoignage en l’intimidant. Elle sera jugée en septembre et encourt 3 ans de prison ferme et 45.000 euros d'amende.

Le soir de l'agression, les deux victimes remontaient une piste cyclable à 50 mètres l'un de l'autre. Pour un motif politique un groupe de quatre personnes les ont alors agressés avec une violence ahurissante au niveau de l'arrêt de tramway du Chaffault. Les deux jeunes ne doivent leur salut relatif qu'à l'intervention courageuse d'un automobiliste et de son colocataire qui ont réussi à mettre en fuite les agresseurs et a appelé les secours.

"Mon frère souffre d’une fracture à l’arrière du crâne ainsi qu’une fracture aux niveaux du cou, nombreuses ecchymoses nez cassé il n’arrive pas à parler et a été hospitalisé en surveillance continue (sic)", avait fait savoir la sœur du plus gravement blessé sur un post Facebook où elle affichait le visage tuméfié de son frère (le message a été retiré). Le jeune majeur, victime de plusieurs fractures au visage, s'était vu notifier un an d'ITT. 

Les suspects, interpellés grâce à l'enquête des forces de l'ordre, ont membres ou sympathisants du GUD, une mouvance violente de l'extrême droite.

Elle aurait tenté de faire changer le témoignage de la victime en l’intimidant.

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