Nanterre: tabassé à coups de pieds et d'extincteur, il restera handicapé à vie

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Nanterre: tabassé à coups de pieds et d'extincteur, il restera handicapé à vie

Publié le 28/02/2017 à 17:59 - Mise à jour à 18:06
©Hadj/Sipa
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Un résident de la tour Aillaud dans le quartier Pablo-Picasso à Nanterre, violemment agressé en mars 2015 par deux individus de 23 ans, bien qu'handicapé à vie, a pu assister lundi au début du procès de ses agresseurs pour "comprendre quelque chose".

En demandant à Patrick et Kevin, 23 ans à l'époque des faits, d'aller fumer dehors, Jean-Thomas, résident de la tour Aillaud dans le quartier Pablo-Picasso à Nanterre, ne pensait certainement pas subir un tel déchaînement de violences et ne plus jamais pouvoir marcher.

Il était 5h34 cette nuit de mars 2015 quand il a recroisé les deux jeunes dans le hall de son immeuble, quelques heures après leur avoir demandé de sortir. Eux sortaient de l'ascenseur, un extincteur à la main, après une fête au 15e étage où ils avaient fumé et bu. Lui voulait monter dans l'ascenseur, avec une amie qu'il raccompagnait. Patrick a porté le premier coup de poing au visage de Jean-Thomas, puis Kevin l'a frappé avec un extincteur, mettant ainsi sa victime au sol. Ils ont ensuite continué de le frapper à la tête, à coups de pieds, jusqu'à ce qu'il tombe dans l'inconscience. Avant de le dépouiller et de partir.

Souhaitant comprendre pourquoi ils avaient agi ainsi, Jean-Thomas, handicapé à vie, s'est rendu lundi 27 au procès de ses agresseurs, où il a revu les images de vidéosurveillance de cette nuit-là, diffusée lors de l'audience.

Plusieurs témoins se sont succédé à la barre. Dont des amis de Patrick et Kevin. L'un d'eux a déclaré, selon des propos retranscrits par le Parisien, "peut-être qu’il lui a demandé de sortir sur un mauvais ton. Peut-être que s’il lui avait demandé gentiment, ça ne se serait pas passé".

Patrick et Kevin n'ont pas nié les faits de violence extrême. Le premier a simplement dit: "j'ai eu un problème de maîtrise de moi". Les deux individus risquent 15 ans de prison pour violence ayant entraîné une infirmité permanente. Verdict du procès mercredi 1er mars.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Les deux agresseurs de Jean-Thomas risquent jusqu'à 15 ans de réclusion criminelle. Le verdict du procès sera rendu mercredi.

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