Violences devant le lycée de Tremblay-en-France: sept mineurs mis en examen

Violences devant le lycée de Tremblay-en-France: sept mineurs mis en examen

Publié le :

Vendredi 28 Octobre 2016 - 12:06

Mise à jour :

Vendredi 28 Octobre 2016 - 12:07
©Fayolle Pascal/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Des violences s'étaient produites aux abords d'un lycée de la Seine-Saint-Denis lundi de la semaine dernière. Jeudi, sept mineurs ont été mis en examen pour leur participation présumée aux violences.

Sept mineurs ont été mis en examen jeudi pour leur participation présumée aux violences qui avaient éclaté devant un lycée de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) la semaine dernière, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Bobigny.

L'un d'entre eux, soupçonné d'avoir porté un coup de pied à la proviseure de l'établissement, a été placé en détention provisoire. Les six autres ont été placés sous contrôle judiciaire.

Ces incidents avaient vu plus de 80 jeunes personnes dont une dizaine particulièrement virulente selon la police prendre part à des violences notamment à l'encontre de la proviseure de ce lycée. Pendant la rixe, quatre cocktails Molotov avaient été lancés sur l'établissement scolaire et trois autres bouteilles contenant du liquide inflammable ont été retrouvé par la police.

En tentant d'apaiser la situation au niveau de la grille d'entrée du lycée Hélène Boucher la proviseure avait alors été légèrement blessée au visage. Elle avait ensuite été hospitalisée à l'hôpital Robert-Ballanger à Aulnay-sous-Bois. Parmi les huit interpellés un seul est soupçonné de lui avoir porté un coup de pied à la tête.

Mais ce n'est pas le première fois que ce lycée est victime de rixes et de dégradations. Le 6 octobre, deux véhicules avaient été incendiés criminellement devant l'enceinte de l'établissement scolaire. Ensuite, c'est le 10 octobre que plusieurs dizaines de jeunes munis de barres de fer s'étaient affrontés juste devant la grille de ce lycée professionnel.

Stéphanie Valmaggia-Desmaison, la secrétaire nationale au syndicat des enseignants de l'UNSA avait déclaré à la suite de ces agressions: "l'administration, notre employeur, doit montrer de manière ferme qu'elle ne peut pas tolérer de tels agissements".

Quant à lui le Premier ministre français, Manuel Valls, avait déclaré quelques heures après le drame qui s'était joué à Tremblay-en-France que l'État allait poursuivre: "sans relâche ceux qui s'en prennent à nos professeurs, nos écoles, nos forces de l'ordre".

Le 17 octobre ce sont plus de 80 jeunes qui ont affronté les forces de l'ordre devant le lycée Hélène Boucher de Tremblay-en-France.

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