Violences psychologiques, insultes, maltraitances... la directrice d'une maison de retraite mise en examen

Violences psychologiques, insultes, maltraitances... la directrice d'une maison de retraite mise en examen

Publié le 10/01/2017 à 17:39 - Mise à jour à 17:51
©Eric Gaillard/Reuters
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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La directrice de l'Ehpad de Vif, dans l'Isère, a été mise en examen pour harcèlement moral et violences. Connue pour être autoritaire et tyrannique, elle avait notamment violé les interdits alimentaires de certains pensionnaires, donnant même des sucreries à des diabétiques. Elle a été remplacée par un nouveau directeur en intérim.

Tyrannique, autoritaire et agressive avec les patients les plus vulnérables, la directrice de l’Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) le Clos Besson, à Vif (en Isère), a été suspendue de ses fonctions en décembre dernier, et mise en examen pour harcèlement moral et violences psychologiques. Elle exerçait dans cette maison de retraite - qui accueille 40 patients dont certains atteints d'Alzheimer- depuis près de 20 ans.

Aucun coup n'a été signalé. Les faits qui lui sont reprochés ne concernent pas des violences physiques mais morales selon le Dauphiné Libéré. Elle s'est notamment permis de ne pas administrer leurs médicaments à certains patients et de donner à d'autres de la nourriture qu'ils ne pouvaient pas manger. Elle a par exemple distribué des sucreries à des diabétiques, ou remplacé la soupe par des quignons de pain sur les plateaux repas de pensionnaires n'ayant pas, ou presque plus, de dents.

Elle n'exerçait pas seulement sa tyrannie sur les personnes âgées mais également sur les membres du personnel qui l'entouraient. Plusieurs salariés ont en effet rapporté des faits de harcèlement moral et professionnel.

Un juge grenoblois a, dès le 13 décembre, ordonné sa suspension et un directeur remplaçant par intérim a été nommé dans l'urgence. Le parquet de Grenoble a ouvert une information judiciaire, demandant l'intervention d'un expert psychiatre pour examiner "la personnalité très complexe" de cette directrice, afin d'établir si elle avait vraiment l'intention de nuire ou si elle a agi par simple négligence. 

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Une quarantaine de pensionnaires réside dans cette maison de retraite de l'Isère. Plusieurs d'entre eux sont atteints d'Alzheimer.

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