"Violeur des balcons" ou "violeur gentleman": Abdelhamid Zouhari face aux juges

"Violeur des balcons" ou "violeur gentleman": Abdelhamid Zouhari face aux juges

Publié le :

Lundi 25 Juin 2018 - 10:51

Mise à jour :

Lundi 25 Juin 2018 - 11:49
Le procès d'Abdelhamid Zouhari, surnommé "le violeur des balcons", débute ce lundi. L'homme a avoué six viols commis dans le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône et est également suspecté de quatre tentatives de viol. Il pénétrait chez ses victimes en escaladant les façades et tentait de "discuter" avec elles durant les agressions.
© DAMIEN MEYER / AFP
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La rédaction de France-Soir

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La presse l'a surnommé "le violeur des balcons", le profileur qui a participé à l'enquête l'a qualifié de "violeur gentleman". Le premier qualificatif renvoie à la façon dont Abdelhamid Zouhari -dont le procès débute ce lundi 25 à Avignon- aurait pénétré ou tenté de pénétrer chez une dizaine de femmes pour les violer. Le second fait écho à ses manières, le fait qu'il parlait à ses victimes, les interrogeant sur leur vie tout en les agressant.

L'homme de 35 ans a reconnu six viols commis entre septembre 2013 et janvier 2015 dans le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône. Le procès devra notamment éclairer sur les quatre tentatives de viol dont-il est également accusé.

Abdelhamid Zouhari avait un mode opératoire bien établi. Il choisissait ses victimes selon la facilité d'accès à leur chambre. De nuit, il escaladait les balcons, le visage dissimulé, afin de s'introduire chez elle. Puis, usant de menaces, il les violait tout en essayant de "discuter" avec elles. Il incitait également ces femmes à se laver après, prenant le soin de nettoyer les lieux du crime.

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Une méticulosité qui n'a cependant pas empêché la découverte de son ADN chez une victime. A cet élément déjà accablant s'est ajouté le signalement d'un témoin ayant vu un homme escalader un balcon et de sa voiture garée à proximité.

Interpellé, l'homme a très vite avoué les six viols. Le signe pour son avocat, cité par Le Figaro, qu' Abdelhamid Zouhari a été en quelque sorte "soulagé" que l'on vienne mettre un terme à ses "pulsions incontrôlables", ainsi qu'il les a décrites aux experts psychiatres. "Il était à l'époque dans une situation conjugale très compliquée. Sa femme l'avait quitté, le laissant avec ses deux enfants. Il cherchait chez ses victimes une compensation sentimentale", ajoute son avocat.

Le viol est punissable de 15 ans de prison, mais étant accusé d'une série d'agressions sexuelles, Abdelhamid Zouhari encourt jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle. Le procès doit durer quatre jours.

Le "violeur des balcons" a reconnu six agressions.


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