Voiture aux bonbonnes de gaz: les suspectes, liées à Daech, préparaient des attentats dans des gares

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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
Publié le 09 septembre 2016 - 12:18
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Une interpellation dans l'Essonne après une opération antiterroriste.
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©Geoffroy Van Der Hasselt/AFP
Les trois femmes voulaient s'en prendre à des gare, potentiellement la Gare de Lyon.
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Les trois femmes interpellées jeudi soir, dans le cadre de l'enquête sur la voiture remplie de bonbonnes de gaz retrouvée à Paris, avaient comme projet d'attaquer des gares, selon les informations de BFMTV. La principale suspecte, âgée de 19 ans, avait prêté allégeance aux djihadistes du groupe Etat islamique (EI).

La principale suspecte interpellée dans l'enquête sur la voiture remplie de bonbonnes de gaz retrouvée à Paris et qui, selon les autorités, préparait un attentat imminent, avait prêté allégeance aux djihadistes du groupe Etat islamique (EI). La jeune femme, âgée de 19 ans et interpellée jeudi 8 au soir dans des conditions mouvementées avec deux complices présumées, est la fille du propriétaire de la voiture retrouvée avec les bonbonnes de gaz. Elle a été blessée par balle après avoir poignardé un des policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) venu l'arrêter à Boussy-Saint-Antoine (Essonne), à 25 km au sud-est de Paris.

Interrogé sur place dans la soirée par une journaliste de l'AFP, un riverain, Joachim Fortes Sanchez, 21 ans, dit avoir vu les trois femmes avant leur interpellation. Elles "avaient l'air stressées, elles regardaient partout autour d'elles", raconte-t-il. Au moment de l'arrestation, "une jeune femme a sorti un couteau et a frappé un policier au niveau du ventre. Ça s'est passé très rapidement". Les policiers ont aussi perquisitionnés un appartement de Boussy-Saint-Antoine.

La principale suspecte avait prêté allégeance à l'EI, selon une source proche de l'enquête. Les policiers ont retrouvé sur elle une lettre en ce sens, a affirmé RTL, qui précise que les trois femmes voulaient venger la mort du porte-parole et numéro deux de l'EI, Abou Mohammed al-Adnani, surnommé "le ministre des attentats". Agées de 39, 23 et 19 ans, les trois femmes "radicalisées, fanatisées", "préparaient vraisemblablement de nouvelles actions violentes et de surcroît imminentes", a déclaré jeudi soir à la presse le ministre de l'Intérieur. Selon les informations de BFMTV, elles visaient la Gare de Lyon à Paris et celle de Boussy Saint-Antoine.

Bernard Cazeneuve, qui a salué "l'action exemplaire" des services d'enquête et de renseignements dans ce qui a été une "véritable course contre la montre", a précisé que les jours du policier, hospitalisé, n'étaient pas en danger. Un message d'alerte sur un risque d'attentat dans les gares parisiennes et en Essonne avait été envoyé dans la journée aux policiers, a souligné une source policière, qui estime que le réseau, activé de l'étranger, préparait un attentat ce jeudi.

Les enquêteurs cherchent toujours à comprendre pourquoi une voiture aux feux de détresse allumés et sans plaques d'immatriculation a été garée dimanche matin en plein Quartier Latin, sur la rive gauche à quelques centaines de mètres de Notre-Dame de Paris. A l'intérieur de la voiture, les cinq bonbonnes de gaz et trois bouteilles de gasoil font craindre aux policiers un projet d'attentat. Mais aucun système de mise à feu n'a été retrouvé sur place.

Le propriétaire de la voiture, connu pour des faits anciens de prosélytisme islamiste, a été relâché mardi soir à l'issue de sa garde à vue, mais les policiers étaient à la recherche de deux de ses filles. Quatre personnes ont déjà été arrêtées et se trouvaient encore jeudi soir en garde à vue. "Il s'agit de deux frères et de leurs compagnes", a également précisé à l'AFP une source proche de l'enquête, sans préciser quel était leur rôle éventuel dans cette affaire.

La découverte de cette voiture est prise très au sérieux étant donné le contexte de menaces d'attentats en France. Après les mitraillages, les attaques au couteau ou à la veste explosive, les services spécialisés craignent "une nouvelle forme d'attaque" avec "le dépôt d'engins explosifs" dans des lieux rassemblant une foule importante, a admis le patron de la DGSI Patrick Calvar le 10 mai devant la commission de la Défense nationale et des Forces armées de l'Assemblée nationale.

Le 14 juillet à Nice, un Tunisien de 31 ans a tué 86 personnes en fonçant à bord d'un camion sur la foule rassemblée pour assister au feu d'artifice de la fête nationale, quelques mois après les tueries du 13 novembre à Paris au cours desquelles 130 personnes avaient trouvé la mort. Deux-cent soixante personnes, en lien avec des filières ou opérations terroristes, ont été interpellées depuis le début de l'année, a indiqué jeudi Bernard Cazeneuve.

 

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