Yoni Palmier, "le tueur de l'Essonne" reconnaît les quatre meurtres qui lui sont reprochés le premier jour de son procès en appel

Yoni Palmier, "le tueur de l'Essonne" reconnaît les quatre meurtres qui lui sont reprochés le premier jour de son procès en appel

Publié le :

Mardi 14 Mars 2017 - 14:22

Mise à jour :

Mardi 14 Mars 2017 - 14:43
©Capture d'écran France-2
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La rédaction de FranceSoir.fr

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A l'ouverture de son procès en appel à Paris, ce mardi, Yoni Palmier a avoué pour la première fois être l'auteur des quatre assassinats que la justice lui reproche. Lors de son premier procès, il avait nié être en lien avec les faits.

Le suspense qui pesait sur le procès en appel de Yoni Palmier n'aura pas duré longtemps. Celui que l'on surnomme le "tueur de l'Essonne", a avoué pour la première fois être l'auteur des quatre assassinats commis entre novembre 2011 et février 2012 dont il est accusé, ce mardi 14 à l'ouverture de son procès en appel à Paris.

"Je reconnais les faits. Je répondrai à vos questions dans la mesure du possible", a déclaré l'accusé, après le rappel par la présidente des faits dont il est accusé. En première instance, il avait nié avoir pris part aux quatre homicides qui lui étaient reprochés. Il avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 22 ans en avril 2015. La cour d'assises avait également jugé que s'il était toujours considéré comme dangereux en fin de peine, il pourrait être placé en "rétention de sûreté".

La série meurtrière dont est accusée Yoni Palmier commence le 27 novembre 2011 dans un parking souterrain de Juvisy-sur-Orge. Nathalie Davids, une laborantine de 35 ans, est retrouvée morte dans une mare de sang, à proximité de sa voiture. Michel Courtois, son amant, est d'abord soupçonné. Après 48 heures de garde à vue, sous la pression, il avoue le meurtre et est incarcéré.

Mais deux mois plus tard, dans le même parking, on retrouve le corps criblé de balles de Jean-Yves Bonnerue, 51 ans. Plus tard, Marcel Brunetto, 81 ans, meurt d'une balle dans la nuque devant son immeuble. Enfin, une quatrième victime, Nadjia Lahcene, est exécutée à son tour. Michel Courtois a été blanchi et libéré en juin 2012.

Yoni Palmier avançait que ces meurtres sont le fait d'un "groupement" destiné à le venger des injustices et des agressions qu'il a lui-même subies, sans qu'il puisse clairement les décrire. Malgré des troubles obsessionnels compulsifs et une personnalité jugée "trouble", les psychiatres qui l'avaient interrogé sur demande de la justice n'avaient pas relevé de "pathologie mentale" qui exclurait une sanction pénale.

Son procès en appel doit durer jusqu'au 31 mars.

"Je reconnais les faits. Je répondrai à vos questions dans la mesure du possible", a déclaré l'accusé.


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