Zimbabwe: Xanda, le fils du lion Cecil, à son tour abattu par un chasseur lors d'un safari pour riches clients

Zimbabwe: Xanda, le fils du lion Cecil, à son tour abattu par un chasseur lors d'un safari pour riches clients

Publié le :

Vendredi 21 Juillet 2017 - 09:34

Mise à jour :

Vendredi 21 Juillet 2017 - 09:42
©Capture d'écran YouTube
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Un des fils de Cecil, le lion dont la mort avait provoqué une polémique mondiale en juillet 2015, a été abattu par un chasseur près du parc national de Hwange au Zimbabwe début juillet.

Le lion est mort ce soir. Xanda, le fils du lion Cecil, a connu le même destin tragique que son père. Il a été abattu par un chasseur à l’extérieur du parc national Hwange, au Zimbabwe, le 7 juillet dernier rapporte le Guardian et le Telegraph, jeudi 20. L'animal a été abattu alors qu'il portait un collier de localisation GPS.

Le chasseur qui a tué Xanda participait à une partie de chasse organisée par Richard Cooke, un organisateur de safaris zimbabwéen. Ce dernier s'est aperçu que "son trophée" portait un collier électronique et l'a rapporté à des chercheurs. "Richard Cooke fait partie des +bons+ gars. Il est éthique, il a renvoyé le collier et a communiqué sur ce qu'il s'est passé", a expliqué au Telegraph Andrew Loveridge, du Département de zoologie de l'université d'Oxford, en charge de la surveillance des lions qui portent ces colliers. Et d'ajouter: "La chasse était légale et comme Xanda avait 6 ans, il n'était plus protégé par les régulations".

Le chercheur espère désormais qu'une zone d'exclusion de 5 km soit mise en place autour du parc national, afin d'éviter que d'autres lions porteurs de colliers soient abattus "accidentellement" par les clients de safaris. 

Comme une vingtaine de pays africains, le Zimbabwe autorise les "trophy hunts" (chasse aux trophées), avec des chasseurs, souvent étrangers, qui paient jusqu’à 40.000 euros pour le droit d’abattre un lion ou un éléphant, dans la limite de certains quotas et hors des parcs naturels. Ce business très controversé généreraient pas loin de 200 millions d'euros de bénéfice par an dont seule une petite partie est reversée aux populations locales.

En juillet 2015, un dentiste américain, Walter Palmer avait suscité l'indignation et la colère à travers le monde en tuant Cecil, un des lions les plus emblématiques du Zimbabwe, qui s'était lui aussi aventuré en dehors du parc national. Il avait fini par présenter ses excuses et avait été condamné à 65.000 dollars d'amende.

Xanda, le fils du lion Cecil, a connu le même destin tragique que son père ici en photo.

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