Alcoolisme: les chercheurs mettent en évidence le rôle d'une enzyme qui pousse à la consommation

Alcoolisme: les chercheurs mettent en évidence le rôle d'une enzyme qui pousse à la consommation

Publié le :

Jeudi 01 Septembre 2016 - 17:09

Mise à jour :

Jeudi 01 Septembre 2016 - 17:20
©Varela/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Nous ne sommes pas tous égaux devant l'alcoolisme, une partie du mécanisme nous poussant, ou non, dans cette addiction se jouant dans notre cerveau. Un déficit dans la production d'une enzyme nous empêcherait de refuser le verre de trop.

Les chercheurs le suspectaient déjà, ils ont maintenant une recherche qui tend à le prouver: l’addiction à l’alcool trouverait son origine dans un dérèglement de nos cellules cérébrales et dans un déficit d’une enzyme contrôlant nos pulsions addictives, dont le manque nous pousserait à nous laisser aller à une consommation excessive.

Ce sont des chercheurs de l’université suédoise de Linköping qui ont mené le protocle de recherche. Ils ont dans un premier temps étudié des rats dépendants à l’alcool. Examinant leurs cervaux, ils ont noté une faible production de l’enzyme PRDM2, qui influe sur la zone cérébrale qui est en charge de la prise de décision, de la personnalité et du jugement. En effet le manque d’enzymes empêche le lobe frontal d’être suffisamment sollicité, et il devient impossible pour le cerveau de maîtriser la pulsion de consommation de la substance addictive.

Dans une seconde expérience, afin de confirmer les premières conclusions, les chercheurs se sont concentrés sur un groupe de rats n’étant pas atteint d’alcoolisme. Les scientifiques ont réussi à inactiver la production d’enzymes dans le lobe frontal. Résultat: les rats sont devenus dépendants à l’alcool.

L’expérience ouvre la voie à de nouvelles découvertes possibles. Outre la meilleure compréhension de l’alcoolisme que cette mise en lumière permet, elle pourrait servir de base à la recherche pour élaborer des traitements pour lutter contre l’addiction. Cette étude pourrait aussi permettre de moins stigmatiser l’alcoolisme pathologique en soulignant la dimension "physique" de cette pulsion addictive.

 

Les personnes souffrant d'un déficit de PRDM2 ont plus de mal à ne pas sombrer dans l'addiction.


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