Alimentation: mieux nourrir les animaux d'élevage bénéfique pour la santé des humains

Du pré à l'assiette

Alimentation: mieux nourrir les animaux d'élevage bénéfique pour la santé des humains

Publié le :

Mardi 08 Novembre 2016 - 10:43

Mise à jour :

Mardi 08 Novembre 2016 - 11:04
Selon une étude menée par des chercheurs français, l'amélioration de l'alimentation animale peut avoir un effet direct sur la santé humaine. En ligne de mire les oméga 6 et 3, qui peuvent prévenir les maladies cardiovasculaires.
©Pierre Schwaller/Flickr

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

  
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Bien nourrir sa future nourriture pour mieux manger soi-même. C’est en substance les conclusions d’une étude menée par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). Les résultats détaillés ont été présentés ce mardi 8.

D’après les premières conclusions dévoilées, il apparaît qu’une meilleure alimentation du bétail pourrait nettement améliorer sa qualité. L’objectif à cibler, selon les chercheurs, serait d’intensifier l’apport d’acides gras oméga 3 et 6 dans les élevages. Les oméga-3 sont d’ailleurs particulièrement en déficit.

Les chercheurs de l’Inra ont montré qu’en introduisant du lin ou des microalgues, qui sont riches en acide docosahexaénoïque (dit "DHA"), on pouvait combler les besoins nécessaires. Besoins qui se répercutaient ensuite dans la finalité de l’alimentation animale: l’alimentation humaine.

Selon les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) un adulte devrait consommer 2 grammes par jour d'acide alpha linolénique (ALA, un type d’oméga 3) et 500 mg de DHA, ce qui est loin d'être le cas. Première carence, mais pas la seule: outre le niveau d’oméga 3, c’est le ratio entre les oméga-3 et 6 qui est important pour une alimentation équilibrée. Les nutritionnistes estiment en effet qu’il ne faut pas consommer cinq fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3. En pratique, les êtres humains en ingèrent… quinze à trente fois plus, ce qui peut entraîner à terme des problèmes de santé comme une inflammation des artères, facteurs aggravants des maladies cardiovasculaires. Ironie du sort: ces acides gras, consommés en quantités adéquates, ont justement pour principal bénéfice de prévenir les risques cardiaques.

 

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 
Les animaux d'élevage présentent des carences en oméga 3, ce qui se répercute dans l'assiette des consommateurs.