Alzheimer: la Haute Autorité de santé prône le déremboursement de quatre médicaments

Alzheimer: la Haute Autorité de santé prône le déremboursement de quatre médicaments

Publié le :

Vendredi 21 Octobre 2016 - 16:37

Mise à jour :

Vendredi 21 Octobre 2016 - 16:51
©Flickr/Creative Commons
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Les médicaments contre les symptômes de la maladie d'Alzheimer sont dans le collimateur de la Haute Autorité de santé. Jugés peu efficace, et causant un gouffre financier pour la sécurité sociale, quatre d'entre eux tendraient vers un déremboursement.

La Haute Autorité de Santé (HAS) a préconisé mercredi 19 un déremboursement pour quatre médicaments contre les symptômes de la maladie d'Alzheimer, jugeant "insuffisant" le service médical rendu. Ces médicaments ont également causé une perte financière considérable. La décision sera entre les mains de la ministre de la Santé qui statuera sur la question du déremboursement.

Un rapport que s'est procuré le journal Libération a informé que les molécules concernées étaient Ebixa, Aricept, Reminyl et Exelon. Ces molécules traitent les symptômes de la dégénérescence des neurones chez les personnes atteintes d'Alzheimer.

La maladie touche 850.000 personnes en France, parmi elles, entres 30.000 et 40.000 personnes prennent ces médicaments. Depuis 25 ans, plusieurs milliards d'euros ont été dépensés causant un gouffre financier. En moyenne, les médicaments ont coûté 130 millions d'euros par an à la Caisse primaire d'assurance maladie.

En plus d'un coût important et d'une efficacité jugée" insuffisante", il faut ajouter à cela de multiples effets secondaires. "Les données de tolérance pointent des effets indésirables importants, notamment digestifs fréquents, cardio-vasculaires mais aussi des symptômes psychiques", a expliqué le professeur Olivier Saint-Jean lors d'une interview donnée à Libération. "La conséquence est qu'ils doivent être retirées de la liste des médicaments remboursables", a-t-il ajouté.

Certains ont contestée la décision prise par la HAS. L'association LECMA-Vaincre Alzheimer a réagi à cette annonce et a dénoncé "la gravité de cette prise de position", et a ajouté que cela pourrait faire passer "un signal négatif et dangereux à toutes les personnes malades qui bénéficient de ces traitements et à toutes celles qui sont engagées dans une démarche de diagnostic."

Pour cette maladie qui reste à ce jour incurable, la décision d'un éventuel déremboursement appartiendra à la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine. 

 

La maladie d'Alzheimer touche 850.000 personnes en France.


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