Autisme: les filles moins bien diagnostiquées que les garçons

Autisme: les filles moins bien diagnostiquées que les garçons

Publié le 02/08/2017 à 17:21 - Mise à jour à 17:29
Joel Robine/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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En France, on estime que la proportion de filles atteinte d'autisme est de une pour quatre homme. Mais l'Association francophone de femmes autistes, qui alerte régulièrement sur le sujet, met en avant la difficulté du diagnostic pour ces patientes. Et de nombreuses études sont venues ces dernières années corroborer leurs inquiétudes sur le sujet.

Malgré les plus de 400.000 personnes atteintes d'autisme en France, la maladie reste encore tabou de nos jours. Ses risques pour la santé et les conséquences qu'elle engendre dans l'évolution sociale des malades sont encore méconnus du grand public. A cause de cela, certaines idées reçues sont difficiles à combattre. Comme le fait que les autistes sont tous dépendants. Mais aussi l'idée que les garçons sont plus touchés que les filles. Pour ce dernier sujet, ce n'est pas totalement faux. Puisque la proportion admise de femmes souffrant d'autisme est de une pour quatre hommes (une pour huit par les cas Asperger, dits "intelligents").

Ces dernières années, plusieurs études sont venues appuyer les inquiétudes de l'Association francophone de femmes autistes (AFFA) qui défend le fait que tout est une question de diagnostic. Diagnostic qui est plus difficile chez les (petites) filles donc, car elles sont capables d'imiter les comportements sociaux et de paraître "normales". Ainsi, selon l'AFFA, les femmes atteintes d'autisme sans le savoir sont nombreuses.

Pauline Duret, chercheuse en neurosciences cognitives de l’autisme à l’Université de Montréal, a donné un exemple très concret dans La Croix mardi 1er août: "Quand un garçon va se passionner pour les calendriers ou les plans de métro, elles s’intéresseront aux animaux, à un groupe de musique à la mode ou même à la psychologie". Ce qui est moins "bizarre" aux yeux des autres enfants mais qui leur demandent "de grands efforts entraînant une grande fatigue".

Même son de cloche pour Adeline Lacroix, spécialiste des spécificités des femmes autistes de haut niveau: "Les études montrent que les compétences communicationnelles et langagières des filles seraient meilleures que celles des garçons".

Il y aurait donc un enjeu de santé dans l'adaptation du diagnostic, qui doit aussi prendre en compte ce facteur, et pas seulement les statistiques officielles qui indiquent que les garçons sont plus nombreux parmi les autistes.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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La proportion admise de femmes souffrant d'autisme est de une pour quatre hommes (une pour huit par les cas Asperger).

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