Avoir un gros cerveau pourrait rimer avec risque d'extinction

Avoir un gros cerveau pourrait rimer avec risque d'extinction

Publié le 18/02/2016 à 10:32 - Mise à jour à 10:46
©Allan Ajifo/Flickr
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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D'après une récente étude américaine, avoir un gros cerveau n'est pas un avantage. Au contraire, cela pourrait être un handicap voire un risque pour la survie.

Avoir un plus gros cerveau est synonyme d'intelligence supérieure, dit-on souvent. Une étude publiée mercredi 17 janvier dans Proceedings B de la Royal Society britannique, met à mal cette idée reçue. Au contraire, cela pourrait même être un handicap, voire un risque pour la survie, indique Eric Abelson, du département des sciences biologiques de Standford aux Etats-Unis.

Pour en arriver à cette étonnante conclusion, le chercheur a calculé la taille du cerveau de 1.679 animaux de 160 espèces différentes et a comparé ces mesures aux données de l'Union internationale pour la conservation de la nature, qui évalue le risque d'extinction de milliers d'espèces et de sous-espèces. Il a ainsi remarqué que les animaux qui avaient les plus gros cerveaux et donc les plus importants coefficients d'encéphalisations étaient aussi ceux qui étaient le plus menacés d'extinction. Il en a donc déduit que ces deux facteurs pouvaient être utilisés pour mesurer la vulnérabilité d'une espèce.

Car entretenir un gros cerveau a un coût métabolique important. Par ailleurs, un coefficient d'encéphalisation élevé a déjà été associé à une plus faible fonction reproductive, des connexions neuronales moindres et une réduction de la taille des autres tissus coûteux en énergie.

Une étude parue à l'automne avait déjà démontré que le coefficient d'encéphalisation ne semblait pas indiquer le quotient intellectuel. Alors que les hommes présentent généralement un plus gros cerveau que les femmes, ils n'ont pas démontré de capacités cognitives plus avancées que celles-ci, notaient les chercheurs. En conclusion, l'intelligence humaine semble plus liée à la façon dont le cerveau est structuré qu'à sa taille et pourrait donc dépendre de la qualité des connexions neuronales entre les deux hémisphères. 

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Entretenir un gros cerveau a un coût métabolique important.

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