Bientôt un patch pour venir à bout de l'obésité?

Bientôt un patch pour venir à bout de l'obésité?

Publié le :

Lundi 18 Septembre 2017 - 15:43

Mise à jour :

Lundi 18 Septembre 2017 - 15:53
Des chercheurs de l'Université de Columbia (Etats-Unis) ont mis au point un patch qui aurait le pouvoir de brûler les graisses. Testé avec succès sur des souris, il transformerait la graisse blanche (qui stocke l'énergie) en graisse brune (qui la brûle).
©JS Evrard/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Les régimes sont souvent privilégiés pour lutter contre les problèmes de poids. Mais une nouvelle option pourrait prochainement être présentée aux personnes souffrant d'obésité ou de surpoids. En effet, des chercheurs de l'Université de Columbia (Etats-Unis) ont mis au point un patch qui aurait le pouvoir de brûler les graisses.

D'après les conclusions de leur étude, dont les résultats ont été publiés vendredi 15 dans la revue médicale ACS Nano, ce patch est muni de plusieurs dizaines de micro-seringues qui permettraient de délivrer le médicament sous forme de nanoparticules. Le traitement serait ainsi capable de transformer la graisse blanche (qui stocke l'énergie) en graisse brune (qui la brûle).

Pour le moment, cette nouvelle technologie n'a pas encore été testée sur les humains mais a d'ores et déjà fait ses preuves sur les souris. Ainsi, pendant quatre semaines, des rongeurs obèses ont porté deux patchs de chaque côté de leur abdomen, l'un avec un antidiabétique et l'autre avec un placebo. Et les résultats ont parlé d'eux-mêmes: les bourrelets ont diminué de 20% sur la zone où le patch contenant l'antidiabétique avait été appliqué. En parallèle, une diminution du taux de glucose a également été relevée.

"Ce patch est une méthode non invasive qui pourrait réduire les poches de graisse par rapport à la liposuccion. Il ne devrait pas seulement être utilisé de façon esthétique, mais serait une alternative plus sûre au traitement des maladies métaboliques telles que l'obésité et le diabète. La prochaine étape serait d'essayer les patchs sur les humains et de vérifier leur efficacité et leur efficacité dans les essais cliniques", a expliqué Zhen Gu, professeur agrégé d’ingénierie biomédicale.

Pour rappel, en France, sept millions d'adultes sont obèses et environ un tiers en surpoids. Chez les enfants, ils sont respectivement 8% et 20% à connaître ces problèmes qui favorisent de nombreuses maladies (diabète, cancers, maladies cardiovasculaires...).

Pour le moment, cette nouvelle technologie n'a pas encore été testée sur les humains.


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