Cancer: le nombre de cas mortels chez les femmes va exploser d'ici 2030

Cancer: le nombre de cas mortels chez les femmes va exploser d'ici 2030

Publié le :

Mercredi 02 Novembre 2016 - 00:33

Mise à jour :

Mercredi 02 Novembre 2016 - 00:34
©Patrick Hertzog/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Les femmes, qui étaient jusque-là un peu plus préservées que les hommes du cancer, vont perdre leur avantage statistique. Le nombre de décès liés à la maladie va bondir. En cause: le manque de prévention et un mode de vie qui se rapprochera de celui des hommes.

Elles étaient jusque-là une population un peu plus préservée que leurs homologues masculins du fléau qu'est le cancer. Mais la tendance statistique pourrait brusquement changer. Selon les données d'un rapport présenté lors du Congrès mondial du cancer (qui se réuit à Paris jusqu'au 3 novembre), le nombre de femmes mourrant du cancer pourrait grimper de 60% d'ici 2030, et représenter 5,5 millions de victimes annuelles des diverses formes de la maladie.

Les femmes représentent aujourd'hui 3,5 des 8 millions de décès du cancer chaque année. Ce petit avantage statistique -moins de la moitié des morts donc- risque de s'effacer en moins de quinze ans. Deux facteurs inévitables vont alimenter mécaniquement cette hausse. Primo, l'augmentation de la population mondiale, secundo le vieillissement, l'âge restant toute chose égale par ailleurs le principal facteur de risque de développer un cancer. Ces deux facteurs vont impacter principalement les pays en voie de développement, où la population est encore jeune et augmente rapidement.

Mais le rapport pointe du doigt un autre élément : le manque de prévention efficace dans la détection précoce des cancers spécifiquement féminins. Le cancer du sein (1,7 million de cas diagnostiqués en 2012) et du col de l'utérus (266.000 morts par an) sont ainsi dans le collimateur. Les pays en voie de développement peinent encore à mettre en place un système de prévention de l'apparition des lésions cancéreuses, ou, dans le cas du cancer du col de l'utérus, de vaccination contre le papillomavirus chez les jeunes filles de 16 à 18 ans.

La hausse des décès à venir est également causée, explique le rapport, par "l’augmentation de la prévalence des facteurs de risque de cancer connus liés à la transition économique rapide comme l’inactivité physique, une mauvaise alimentation, l’obésité", mais aussi "des facteurs reproductifs" comme le recul de l'âge du premier enfant, une maternité tardive étant un facteur de risques dans la survenue du cancer du sein.  

 

Cette hausse de 60% devrait se faire en à peine quinze ans.

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