Cannabis: les variétés hyperpuissantes, comme la Skunk, augmenteraient le risque de maladie mentale

Cannabis: les variétés hyperpuissantes, comme la Skunk, augmenteraient le risque de maladie mentale

Publié le :

Lundi 16 Février 2015 - 17:00

Mise à jour :

Mardi 17 Février 2015 - 16:08
©Martijn/Flickr
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Pierre Plottu

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Alors que le débat sur la dépénalisation du cannabis refait surface régulièrement, une étude de chercheurs anglais pointe un lien entre consommation, même récréative, de cannabis et le développement de maladies mentales.

C'est un petit brin d'herbe qui pourrait être très dangereux. Selon une étude publiée ce lundi par la revue britannique spécialisée The Lancet, la consommation fréquente de variétés puissantes de cannabis, comme la "skunk" par exemple, est susceptible d'entraîner de graves troubles mentaux.

Cette étude, réalisée dans le sud de Londres sur une période de six ans et portant sur 410 patients atteints pour la première fois d'un trouble psychotique et de 370 personnes saines. Le résultat est sans appel: "(ils) montrent que le risque de psychose chez les consommateurs de cannabis dépend de la fréquence d'utilisation et de la puissance du cannabis", analyse ainsi le docteur Marta Di Forti, la principale auteure de l'étude.

Un risque qui ne disparaît pas en cas d'usage "récréatif". Ainsi, les recherches de l'équipe de Marta Di Forti démontrent que le risque, bien que diminué, reste très présent même en cas de consommation uniquement le week-end ou moins d'une fois par semaine. A l'inverse, "l'utilisation de haschich (la résine de cannabis, qui contient moins de THC que certaine svariétés puissantes "d'herbe", NDLR) n'a pas été associée à un risque accru de psychose", souligne également le docteur Di Forti.

Les auteurs de ces recherches estiment que leurs "résultats montrent l'importance de sensibiliser le public au risque associé à l'utilisation de cannabis à forte puissance, en particulier à un moment où ces variétés sont de plus en plus disponibles". "La tendance mondiale à la libéralisation de l'utilisation du cannabis rend en outre urgent le développement de l'éducation des jeunes sur les risques du cannabis à forte puissance", concluent-ils.

 

L'étude n'a toutefois prouvé aucun lien entre maladie mentale et consommation de haschich, la résine de cannabis.


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