Chauve après un cancer du sein, une Niçoise trouve une alternative aux perruques (VIDEO)

Chauve après un cancer du sein, une Niçoise trouve une alternative aux perruques (VIDEO)

Publié le :

Lundi 06 Mars 2017 - 12:06

Mise à jour :

Lundi 06 Mars 2017 - 12:21
Atteinte d'un cancer du sein à 27 ans, une Niçoise a trouvé la force de combattre la maladie. Prénommée Julie, la jeune femme a trouvé une alternative aux perruques et a réussi à mener à bien son projet grâce au financement participatif.
©Capture d'écran YouTube
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La rédaction de FranceSoir.fr

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C'est une bien jolie histoire. Atteinte d'un cancer du sein à l'âge de 27 ans, Julie a trouvé la force de combattre la maladie grâce à son projet. Devenue chauve après ses nombreuses séances de chimiothérapie, cette Niçoise a trouvé une alternative aux perruques. Pendant cette douloureuse période, elle a imaginé les Franjynes, des franges qui agrémentent les foulards, chapeaux et bonnets. Un accessoire beauté permettant de masquer la perte de cheveux tout en gardant sa féminité.

"Quand je suis tombée malade, je me suis immédiatement demandée à quoi j'allais ressembler avec tous ces traitements. Je ne sais pas pourquoi mais c'est une des premières questions que je me suis posée", a déclaré la jeune femme, citée par Le Figaro. Et d'ajouter: "j'avais les cheveux longs, je suis coquette et je ne trouvais pas d'accessoires pour me couvrir la tête. Les perruques sont difficiles à supporter et les turbans ne laissent pas de doutes sur la maladie. Je me suis mise à agrémenter les foulards de quelques mèches de cheveux. Et là, le regard des gens a changé. Plus personne ne se doutait alors que j'étais malade".

Retrouvant le moral, la jeune femme a alors décidé de créer un blog où elle recense, depuis, ses astuces avec les autres personnes atteintes d'un cancer. Et décide en 2016, alors qu'elle se trouve en rémission, de commercialiser ses créations. Mais pour atteindre son objectif, Julie a besoin de 35.000 euros. Seulement voilà: les banques ont toujours refusé de lui accorder un prêt. "Pendant 10 ans après la maladie, les banques refuseront de me prêter de l'argent. En fait, ce sont les assurances qui ne me couvrent pas. Sur cette période, je ne pourrai donc pas acheter de voiture, d'appartement ou monter mon projet d'entreprise, même si je suis en rémission", a-t-elle indiqué.

Mais pour rappel, la loi a évolué depuis février dernier: le "droit à l’oubli" est entré en vigueur mardi 14 février, avec la publication du décret au Journal officiel. Il permet aux personnes ayant été atteintes de cancers et de l’hépatite C de ne plus le mentionner lors d’une demande d’assurance emprunteur.

Déterminée à aller jusqu'au bout de son idée, elle s'est alors tournée vers Ulule, un site de financement participatif, où elle a lancé une opération de crowfunding. Rapidement et pour son plus grand plaisir, son objectif a été atteint. Elle proposera donc ses créations à la vente en avril prochain.

(Voir ci-dessous la vidéo de son projet): 

Julie proposera ses créations à la vente en avril prochain.


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