Imprimante 3D: des médecins toulousains sont parvenus à fabriquer une prothèse trachéo-bronchique sur-mesure

Première mondiale

Imprimante 3D: des médecins toulousains sont parvenus à fabriquer une prothèse trachéo-bronchique sur-mesure

Publié le :

Vendredi 24 Février 2017 - 15:47

Mise à jour :

Vendredi 24 Février 2017 - 16:03
C'est une première mondiale et celle-ci est toulousaine. Les chercheurs du CHU ont relevé le défi de concevoir une prothèse de trachée en 3D taillée sur mesure. Encore au stade expérimentale, cette innovation pourrait être commercialisée d'ici 2018.
©Jean-Sébastien Evrard/AFP

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

  
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C'est une première mondiale dans le monde de la médecine. Au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Toulouse (Haute-Garonne), un patient du service de pneumologie a reçu il y a trois mois, une prothèse trachéo-bronchique en silicone fabriquée sur-mesure grâce à une imprimante 3D. Cette technique permettra la réalisation de dispositifs particulièrement adaptés aux malades souffrant de sténose.

Les quatre spécialistes français qui ont effectué la greffe ont ainsi réalisé une première mondiale, à laquelle est également associée Anatomik Modeling, start-up de la ville rose spécialisée dans les applications médicales de l’impression en 3D.

Agé d'une soixantaine d'années, le malade en question, qui a bénéficié de cette avancée technologique, avait subi une transplantation du poumon il y a deux ans mais un rétrécissement de la bronche appelé "sténose" était ensuite venu compliquer sa respiration, indique Ouest France.

"En général on utilise des prothèses standards. Mais elles ont un diamètre régulier et dans certains cas s’adaptent mal, ce qui crée des inflammations et d’autres risques importants pour le patient. Jusqu’à présent, nous faisions du bricolage et il arrivait de devoir poser plusieurs prothèses au patient", a expliqué Julien Mazières, l'un des médecins à l’origine de cette innovation, cité par 20 Minutes.

La conception au cas par cas se déroule en trois temps: reconstruction 3D réalisée à partir du scanner du patient, usinage d'un moule à partir de cette reconstruction virtuelle puis fabrication de la prothèse en élastomère de silicone médical, explique le CHU de Toulouse.

Depuis, trois autres patients ont pu bénéficier de la même technologie et deux autres opérations similaires sont prévues. Toujours au stade expérimental, la prothèse 3D pourrait être commercialisée d’ici fin 2018. Mais avant cela, la réalisation 3D, vendue entre 20 et 50 % plus chère que son équivalent classique, fera l’objet d’essais cliniques basés sur les premiers patients concernés. Ceux qui ont bénéficié de ce nouvel implant ont observé une amélioration de leur qualité de vie. Aucun effet indésirable n'a été enregistré à l'issue de la pose du stent.

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 
Les patients qui ont bénéficié de ce nouvel implant ont observé une amélioration de leur qualité de vie. Aucun effet indésirable n'a été enregistré à l'issue de la pose du stent.