Comment le déconfinement est-il envisagé par les français ? Etude exclusive France Soir

Comment le déconfinement est-il envisagé par les français ? Etude exclusive France Soir

Publié le 09/04/2020 à 14:30 - Mise à jour le 10/04/2020 à 10:01
France-Soir
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Auteur(s): France-Soir

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Le gouvernement a donné les moyens aux préfets de renforcer les mesures de confinements (réduction des heures de loisir, mise en place de l'attestation sur smartphone).  Emmanuel Macron annoncera dans son prochain discours la continuation du confinement. Dans le même temps, le gouvernement étudie le déconfinement et plusieurs fake news circulent sur internet sur les dates éventuelles. Dans l’avant dernière partie de l’étude, nous nous sommes intéressés à la manière dont les français envisageaint le déconfinement.  Après avoir établi que les français n’étaient pas opposés à la traçabilité pour les bonnes raisons (la surveillance numérique dans le cadre des épidémies est-elle acceptable?).  Le gouvernement plancherait sur une application permettant la traçabilité comme il existe déjà dans d’autres pays, emboitant le pas aux allemands qui ont annoncé la mise en place de la traçabilité pour modéliser la dissémination du virus.

Les questions posées à l’échantillon représentatif de la population française de 2100 personnes du 4 au 5 avril 2020 sont :

Le déconfinement partiel est envisagé par le gouvernement, êtes-vous favorable à un déconfinement par: Zone géographique ? Critère individualisé (immunisation) ? Critère de population à risque (Age) ?

Aujourd’hui, dans quelles conditions travaillez-vous ?

Les trois critères recueillent un niveau d’acceptation élevé au-delà de 60%.  Le critère individualisé emportant l’approbation de 72% des 2100 personnes de l’étude.  En second vient le critère géographique (68%) suivi de près par le critère de population à risque (64%). La différence peut ne pas paraître importante mais elle semble logique, les français favorisant un critère objectif comme l’immunité contre le virus.

Le critère individualisé emporte la plus grande approbation des français. En fonction de l’age, on percoit une polarisation même si le taux d’acceptance est pour tous supérieurs à 60%.  Les plus jeunes, se sentant moins concernés par cette proposition surement liée au fait que le taux attendu de mortalité du virus dans leur tranche d’âge est largement inférieur que pour les seniors.  Pour ces derniers, on peut faire l’hypothèse que ce critère aille de pair avec le dépistage. Il existe peu de variation en fonction de la région mais nous avons laissé les données pour information.

En regardant sur les autres critères, la question sur l’acceptation de la traçabilité est la plus différenciantes mais encore une fois le taux d’acceptation est très élevés en deçà de 60%.

 

Sur le second critère géographique,  nous observons un taux d’acceptation élevé avec une variation dans le Nord Est, initialement plus durement touché que les autres régions puisque 62% seraient favorable à un déconfinement par zone géographique.  Il n’y a pas de variation notable en fonction de l’âge.

 

Les répondants au chomage partiel et télétravail, ainsi que ceux qui objectent au tracage electronique obtiennent les taux d’aquiecement au déconfinement par zone géographique le plus faible (juste en dessous de 60%) mais cela reste quand même un taux d’accord élevé.

Pour le dernier critère lié au profil de risque de la population (par exemple l’age), le taux d’acceptation dépasse encore la barre des 60% dans chacune des régions (hormis le nord à 59%).  Les plus âgés (population la plus à risque), n’y sont favorable qu’à 57%

En regardant sur les autres critères, encore une fois seul ceux qui objectent à la tracabilité sont moins favorable aux critères de population à risque avec 54% en faveur de ce critère pour le déconfinement.

Il est raisonnable de conclure, que confinés, les français sont à l’écoute de proposition sur le déconfinement et comment cela va se passer.  Au même titre que nous avons vu qu’il y a peu d’opposition à la traçabilité pour des raisons sanitaires, les français semblent prêt à suivre les mesures de déconfinement qui feront le plus de sens en fonction de critères objectifs. Etant donné la complexité d’une telle situation puisque 3 critères (géographique, population à risque, ou critères individualisés) entraineront de multiples combinaisons, il faudra un bon exercice de communication afin d’expliquer au français les mesures du déconfinement (quand celui-ci prendra enfin forme) et une application ne serait surement pas de trop pour peu que ce soit sur sur une base temporaire respectant la protection des données individuelles.  Les applications et réseaux sociaux connectés permettant l’identification des radars (comme coyote ou waze) ont vite trouvé leurs publics et ont dû être restreintes par les pouvoirs publics afin de réduire l’information donnée au conducteur pour se limiter à sa sécurité et ne pas inciter à enfreindre les limitations de vitesse au travers d’une information privilégié.  Une application de traçage des virus, permettrait entre autre de "réguler le trafic", d’identifier les zones à risques, elle peut aussi permettre de contrôler qu’une personne en quarantaine ou infectée est bien là ou elle dit qu’elle se trouve et ou elle doit se trouver.  Il ne faut cependant veiller à ce qu’une telle application au demeurant intrusive ne soit utilisée qu’en temps de crise sanitaire.

Lire aussi: La surveillance numérique dans le cadre des épidémies est elle acceptable? Etude France-Soir

Etude et analyse France-Soir, de l’impact du confinement lié au “COVID-19” sur les français, menée du 4 au 5 avril 2020 sur un échantillon représentatif de la population française méthode des quotas sur les critères de sexe, âge, catégorie socio-professionnelle et répartition géographique. L'enquête a été réalisée par MIS Group pour la société Shopper Union France SAS qui publie et édite le site www.francesoir.fr.  Tout sondage comporte statistiquement des marges d'erreurs qui ont été réduites de par la taille de l'échantillon de 2100 personnes Toute personne a le droit à consulter la notice prévue par l'article 3 de la loi.

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Auteur(s): France-Soir


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Etude FranceSoir: Impact du confinement sur les français

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