Coronavirus en France: les derniers chiffres de l'épidémie du Covid-19 (CARTE)

Coronavirus en France: les derniers chiffres de l'épidémie du Covid-19 (CARTE)

Publié le 24/03/2020 à 21:11 - Mise à jour le 25/03/2020 à 15:22
© SAM PANTHAKY / AFP
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Auteur(s): France-Soir

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Alors que le nombre de cas de coronavirus explose en France et dans le reste du monde, les épidémiologistes tentent de comparer les chiffres des différents pays pour comparer les mesures et les scénarii. La France doit-elle s'attendre à vivre un scénario à l'italienne ? 

L’augmentation du nombre de cas de Covid-19 biologiquement confirmés est exponentielle en France, comme chez nos voisins européens. Selon le dernier bilan de Santé Publique France et du ministère de la Santé, publié le mardi 24 mars dans la soirée, il y a, en France 22 300 cas de Covid-19, 2 082 personnes en réanimation et 1100 morts en milieu hospitalier.

Comparaison des courbes des différents pays
Les épidémiologistes du monde entier s’affairent pour observer et analyser le plus finement possible la trajectoire de l’épidémie. Ce qui nous permet de comparer l’évolution de la situation en France par rapport aux autres pays touchés. En observant les courbes élaborées par l’Université John Hopkins aux États-Unis, reproduites sous une forme de graphique par le Financial Times, on peut ainsi constater que, selon les chiffres officiels, l’épidémie ralentit très nettement en Chine. On note aussi que les courbes italiennes et françaises sont sur le même axe avec une croissance très rapide du nombre de morts.

Selon un comptage réalisé par l’AFP, l’Europe est désormais le continent le plus touché avec plus de 200 000 cas et plus de 10 000 décès, devant l’Asie (près de 99 000 cas et 3570 décès), foyer initial de la contagion. L’Italie reste le pays qui compte le plus grand nombre de décès. Parmi les explications avancées : l’âge moyen de la population italienne, qui est le plus élevé au monde, derrière celui des Japonais. Or on le sait, le nouveau coronavirus tue 8 à 15% des septuagénaires et des octogénaires qu’il infecte, contre 0,2% des 10-40 ans, selon une étude réalisée par le Centre chinois de contrôler et de prévention des maladies.

Autre facteur qui a sans doute son importance : le nombre de jours qui s’est écoulé entre les premiers décès et la décision de confinement national. L’Italie a annoncé le confinement général le 9 mars, alors que plus de 9000 personnes étaient officiellement contaminées et 800 étaient décédées, quand la France l’a exigé, le 15 mars, après le 175e mort et 6633 cas recensés.
Sans oublier que, selon les données de l’OCDE, la France dispose, proportionnellement à sa population, de deux fois plus de lits d’hôpital que l’Italie (respectivement 6 et 3,2 pour 1000 habitants) et également d'un plus grand nombre de places en soins intensifs (3,1 contre 2,6 pour 1000 habitants). 

Le nombre de cas réels largement sous-estimé en France (et dans le reste du monde)
Si les données sont nombreuses, il semble difficile de savoir si la France risque de connaître un «scénario à l’italienne». Pour le directeur de l’Institut de santé globale de l’Université de Genève, interrogé par Mediapart, les spécialistes ont tendance à prédire des catastrophes. Ainsi, rappelle-t-il, pour Ebola, «un des meilleurs épidémiologistes du monde a prédit 1,2 million de cas en tirant les courbes. Il y en a finalement moins de 30.000 dans le monde.» Il reste, selon lui, très difficile de faire des prévisions à plus de quelques jours, les virus étant par nature imprévisibles.

Tous les chiffres doivent par ailleurs être relativisés. Selon Sante Publique France, les données sous-estiment le nombre réel de cas, puisqu’une partie seulement des malades sont testés sur notre territoire. Selon le syndicat des jeunes médecins et internes, «le virus est actuellement disséminé sur tout le territoire, pour 1 cas confirmé, 47 cas sont ignorés». La meilleure stratégie pour contenir la propagation du virus semble être le confinement général. Confinement qui devrait durer encore au moins 4 semaines, selon l'avis rendu ce mardi 24 mars par le Conseil scientifique français.

 

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Auteur(s): France-Soir


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