Coronavirus: les tests massifs en France sont pour quand?

Coronavirus: les tests massifs en France sont pour quand?

Publié le 26/03/2020 à 19:02
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Auteur(s): France-Soir

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L’Allemagne, les Etats-Unis, la Belgique, Israël, le Royaume-Uni et le Danemark organisent des tests massifs dans des centres «drive-in» sans contact, ou à domicile. Pas la France. Jusqu' à quand?

 Dans la lutte contre l’épidémie de Coronavirus en France, le confinement total est maintenant la seule stratégie du gouvernement français. Au mépris des injonctions de l’OMS, la France s’obstine à ne vouloir tester que les personnes à risque, et renvoie donc de nombreuses personnes présentant peu de symptômes chez elles sans dépistage, véritables bombes à retardement potentiellement contagieuses.  

Tout le monde s’y met sauf la France

Les britanniques ont fait preuve d’humilité, et ont complètement changé leur stratégie. Après avoir été moqué pour sa stratégie de «l’immunité collective», même le «clown» Boris Johnson s’est aligné sur les recommandations internationales de l’OMS: priorité aux tests massifs, suivi grâce aux nouvelles technologies, et confinement partiel pour limiter les contagions et préserver l’économie, sur le modèle de la Corée du Sud. Le pays vise les 10 000 tests par jour, quand la France plafonne à 2500.

Déploiement massifs de tests rapides en Espagne

L’Espagne aussi a reconnu son erreur: le pays a identifié le manque de tests de dépistages comme unes des causes de l’explosion de son épidémie. Le gouvernement espagnol a lancé la semaine  dernière, le déploiement massifs de tests rapides pour tenter d’enrayer la progression.

Tests réservés aux personnes à risque

L’Allemagne elle, a su tirer dès le départ les leçons des problèmes de Wuhan et de l’Italie. Sa gestion intelligente de la crise avec de nombreux centres de dépistages «drive-in», associés à un effort considérable pour augmenter le nombre de lits de réanimation, déjà parmi les plus nombreux au monde, lui permet de limiter le nombre de décès pour l’instant.
Il n’y qu’en France que le gouvernement reste sur sa position: les tests sont réservés aux personnes à risque, au personnel médical, et accessoirement aux politiques et aux célébrités. Résultats: aucune prévention. Les contaminés aux symptômes légers restent mêlés à la population malgré le confinement.

Les tests arrivent

La France fait tout de même quelques efforts, puisque des centaines de milliers de tests plus rapides ont été autorisés et sont actuellement déployés pour permettre le dépistage dans les laboratoires d’analyses de ville. Un plan de tests massifs est également à l'étude pour la période d'après le confinement.

 Ces tests sont actuellement produits par le groupe suisse Roche. Le fleuron français Biomerieux est sur le point de déployer ses propres tests, mais ils arrivent très tard. La comparaison avec l’Allemagne fait très mal: la startup berlinoise TIB a mis au point un test rapide le 10 janvier 2020, et a produit plusieurs millions de tests depuis, permettant à l’Allemagne de réagir très rapidement.

Cabines de tests en Corée du Sud

Toutes les campagnes de tests massifs sont basées sur des solutions logistiques simples, mais indispensables: la méthode du «drive-in», ou les gens ne quittent pas leur voiture, le test à domicile, où les gens reçoivent un kit de test livré, les très modernes cabines de tests en Corée du Sud…
En France, en revanche, sont les laboratoires de ville, qui se plaignent du manque d’équipement d’hygiène, et surtout du manque d’organisation: comment faire si les gens se présentent à plusieurs, avec des symptômes?

Dépister, isoler et traiter les malades, la base de l’épidémiologie

Contrairement à la croyance populaire, le confinement total de toute une population n’est pas la méthode la plus efficace pour contenir une épidémie de maladie contagieuse, et il n’est que rarement préconisé. Selon l’OMS, avant de penser à des mesures de confinement radicales, il est prioritaire de développer les programmes de dépistage massifs, afin d’identifier les personnes contaminées, même si elles présentent peu de symptômes. Ce sont ces personnes positives qui doivent être mises en quarantaine stricte jusqu’à leur guérison.

Elles doivent être isolées de leur entourage, et toutes les personnes ayant été en contact avec elles doivent être testées, isolées en cas de symptômes, et surveillées. Selon le Professeur Raoult, infectiologue directeur de l’IHU Méditerranée, ce protocole est tout simplement la base de l’épidémiologie. Il le met d'ailleurs en pratique dans son institut à Marseille, où la file d'attente pour les tests de dépistage ouverts à tous est devenue virale sur les réseaux sociaux.

En attendant,  si vous avez un doute qui vous empêche de trouver le sommeil, prenez votre mal en patience et confinez-vous bien, car il est peu probable que l’on vous permette de passer un test de dépistage.

Auteur(s): France-Soir


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